Carton rouge à la M.A. de REIMS !!!

Vendredi 20 octobre, l’officier responsable de la maison d’arrêt de Reims a pour la énième fois démontré toute la grande considération qu’il éprouve à l’égard de ses Personnels en bafouant totalement le dialogue social et les droits syndicaux !

Au regard de la gestion catastrophique et anarchique du service des agents ayant pour conséquence leurs épuisements, voici plusieurs mois que les représentants de notre bureau local demandent en vain à être destinataire de  la charte des temps. Ce grand « Manitou » qui sourit quand on lui dit que les agents sont fatigués, répond qu’il n’a toujours pas ce document et que notre secrétaire adjointe peut le demander directement à la DI…

Arrêtez de nous prendre pour des cons!

Voilà quinze longues années que vous régnez sur cet établissement et vous allez nous faire croire que vous n’avez pas la charte des temps ? Vous ne voulez surtout pas que l’on révise celle-ci car en y mettant un cadre, on mettra fin à toutes les petites « mamailles » qui rendent les agents corvéables à   souhaits !

Aussi, ce soi-disant homme de dialogue, responsable d’une structure dont il aime se gargariser auprès de qui veut l’entendre : « ici, c’est familiale », agacé par la demande légitime de notre représentante des Personnels, a eu le culot de lui dire qu’elle venait à l’établissement sur ses jours de repos sans aucune justification !

Selon la circulaire du 6 avril 1995 relative à l’application à l’Administration Pénitentiaire de la circulaire du 4 novembre 1992 relative à l’exercice du droit syndical au ministère de la Justice, « Les représentants syndicaux sont autorisés à pénétrer en civil dans l’établissement et en détention… »

A ce titre, soit vous êtes ignorant des textes (ça, c’est un peu facile…) soit… RIEN DU TOUT !

En réalité vous bafouez totalement le dialogue social et piétinez  le droit syndical ! Comme pour les préconisations du CHSCTD 51, vous méprisez sciemment vos Personnels !

Vos agissements dignes d’une époque révolue sont inacceptables…

Au même titre que cette incapacité à mettre de l’ordre dans votre établissement où la politique    disciplinaire laisse à désirer, où la voyoucratie a pris le pas sur l’autorité régalienne, où les agents sont abandonnés et tentent tant bien que mal d’exercer leurs missions malgré des conditions de travail déplorables…

L’union régionale UFAP dénonce et condamne le comportement de ce chef d’établissement.  Tant que ce dernier restera à la tête de cette maison d’arrêt, rien ne s’arrangera…

L’union régionale UFAP apporte son soutien au bureau local ainsi qu’à tous les agents et encouragera toutes actions qui seraient envisagées dans les semaines ou mois à venir pour dénoncer ce mépris clairement affiché,  ce management catastrophique et cette insécurité quotidienne !

 Le lundi 23 octobre  2017,

Pour l’union régionale,

Les secrétaires Généraux,

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