CDC – La DAP nous entend-elle ??? D’où viennent vraiment les ordres ???

Depuis plusieurs années, l’Administration Pénitentiaire et son premier représentant des Hauts de France (DI) s’obstinent à bafouer ou travestir les textes relatifs à l’attribution de logement de fonction.

Il faut croire que les Personnels d’ANNOEULIN et BEAUVAIS font partie de la cohorte des damnés de la pénitentiaire !

En effet, l’attitude despotique de cette autorité pénitentiaire défavorise celles et ceux qui œuvrent au quotidien dans l’Arène et qui remplissent, week-ends et jours fériés compris, certaines obligations qui relèvent bien souvent des chefs d’établissement.

L’avarice de cette autorité ne s’applique qu’aux  »Sans Dents » pénitentiaires. Dès l’ouverture d’établissements, les personnels de direction bénéficient des largesses du « suzerain local » tandis que les cadres intermédiaires en tenue, eux, peuvent bien mourir …mais en silence…

L’UFAP-UNSa Justice s’inquiète aussi de l’incapacité de la DAP à remettre de l’ordre dans la direction interrégionale de Lille. Malgré nos multiples interventions et relances, le litige n’est toujours pas réglé…il est temps que les autorités « DAPiennes » cessent de veiller à ne pas froisser le vassal en place.

Pour Notre Organisation, les Personnels de Commandement doivent bénéficier de LEURS DROITS liés à la NAS et à la COP/A : l’égalité de traitement sur une même structure entre un DSP et un officier doit s’appliquer !

L’UFAP-UNSa Justice en appelle à l’autorité du nouveau DAP pour régulariser cette situation au plus vite et répondre favorablement aux questions indemnitaires récurrentes. Par exemple, celle de la modulation de l’IFO, elle-même liée aux dispositifs NAS et COP/A, doit être traitée en urgence.

En effet, cette indemnité n’évolue pas. Les Personnels du Corps de Commandement sont perpétuellement lésés. L’administration doit être honnête avec ses agents en reconnaissant la charge de travail qui leur est attribuée.

L’UFAP-UNSa Justice l’a encore rappelé au CTAP du 30 Septembre dernier : non seulement on prive les agents des droits à NAS ou COP/A mais on ne reconnaît pas non plus leur valeur.

A FLEURY, FRESNES, BOIS d’ARCY, ce ne sont pas moins de 180 à 300 détenus par étage sous la responsabilité des ‘’officiers’’. Ils sont identifiés en terme indemnitaire comme « encadrant en détention » et non comme « chef de bâtiment ». Au final, c’est un différentiel annuel de 200€ : démonstration supplémentaire de l’absence de considération et de la méconnaissance de la charge de travail.

Le DLRP : le Délégué Local à la Reconnaissance Partielle….

Comment l’administration peut-elle aussi mal apprécier et reconnaître la valeur de celles et ceux qui portent ces nouvelles missions ?

Nos collègues affectés dans ces services ne bénéficient déjà d’aucune attribution NAS ou COP/A et sont relégués, dans la majorité des établissements, à la référence IFO ‘’autres fonctions’’, le libellé fourre-tout pour une IFO au ras des pâquerettes : une hérésie !

Pour l’UFAP-UNSa Justice, ces nouveaux métiers liés au renseignement doivent engendrer, à minima, une IFO de responsable de service. De plus, au-delà des obligations de discrétion et du travail d’investigation dans l’intérêt de notre administration et de notre sécurité, ils se voient attribuer des astreintes ou des obligations de service les week-ends et jours fériés. De fait, ces agents encadrent les personnels et gèrent le quotidien en détention. Pourquoi alors les ramener à l’indemnité de base ?

L’IFO « autres fonctions » ne doit plus être un libellé fourre-tout. Notre Organisation exige qu’un agent, qui intègre le roulement des astreintes ou travaillant les week-ends et jours fériés, obtienne, à minima, une IFO égale à celle d’un encadrant en détention.

L’UFAP-UNSa Justice a, par ailleurs, demandé à être entendue sur les sujets indemnitaires avant de présenter la circulaire en point d’information en CTAP. La DAP en a pris note… espérons maintenant que les choses avancent dans le bon sens.

Concernant la gestion RH de la DAP, comment des postes profilés de DLRP ont-ils pu être proposés à nos jeunes collègues sortant de leur formation initiale ? Cette démarche est incomprise et peut les fragiliser alors qu’il aurait été sûrement plus judicieux et pertinent de proposer ces postes aux lauréats de la Liste d’Aptitude : déjà titulaires de leur poste, ils disposent en plus de l’expérience nécessaire du milieu carcéral et la connaissance de la population pénale.

Les chefs d’établissements et évaluateurs doivent apprécier les lieutenants stagiaires sur certains critères liés à la gestion de la détention, le management, etc…, non sur des missions spécifiques de renseignement. Ensuite, certains responsables de structures n’hésiteront pas à affecter ces nouveaux agents sur d’autres missions que celle du renseignement sans rien pouvoir dire ; l’objectif à atteindre étant d’être titularisés !

Alors quid de l’évaluation de ces personnels stagiaires et surtout quid de leur formation d’adaptation en matière de renseignement ? L’UFAP-UNSa Justice sera très attentive sur ces points.

Question subsidiaire : quelle est pour la DAP la valeur d’un « poste profilé » comme celui de DLRP ? Pourquoi les agents titulaires sont-ils, avant la CAP, reçus en entretien alors que les élèves se voient attribuer ce même poste à l’issue de la formation initiale ? Il faut vraiment que la DAP revoit sa copie sur ce type de pratique…

Enfin, l’UFAP-UNSa Justice exige que notre administration dispense rapidement des formations spécifiques à l’ensemble des agents affectés dans les services de renseignement. C’est un impératif : le terrain est demandeur ! Pour Notre Organisation, la mission renseignement doit comprendre de manière statutaire une formation d’adaptation obligatoire.

L’UFAP-UNSa Justice, une présence quotidienne…

Paris, le 4 Octobre 2016,

 Pour l’UFAP UNSa Justice

Luciano DUCCESCHI

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