Corps de Commandement L’UFAP sur les terres PACA

Au cours de la semaine qui vient de s’écouler, l’UFAP-UNSa Justice, fidèle à son engagement de syndicalisme de proximité, s’est rendue, au travers d’une délégation, sur plusieurs établissements de la DISP de Marseille afin de rencontrer les Personnels des établissements d’Aix, Marseille, Draguignan, Toulon, Digne et Gap.

La délégation UFAP-UNSa Justice sensible à l’accueil qui lui a été réservé, s’est donnée tout le temps afin que les Personnels qui souhaitaient échanger et aborder certains sujets qui les touchent, puissent avoir des réponses ou solutions pour avancer dans leurs projets ou se faire respecter des droits qu’ils sont en mesure d’attendre dans le cadre des contraintes dues au fonctionnement de leur structure et l’organisation de travail qui en découle.

Hormis les difficultés liées à l’activité quotidienne propre à la détention et à la surpopulation pénale qui ne cesse d’alourdir la tâche des agents de tous corps et grades, les officiers des Baumettes attendent un soutien de leur hiérarchie dans le cadre d’une possibilité de maintien sur site ou bénéficier d’une attention personnalisée dans le cadre de la réduction d’effectif de par la fermeture de Baumettes Historique. L’AP doit tout mettre en oeuvre pour permettre à ces agents de se projeter sur l’avenir et garantir des conditions adaptées de vie professionnelles et familiales. Sur les autres structures, la problématique des astreintes et autres services qui visent à garantir la sûreté et la continuité du service public pénitentiaire reste un des sujets des plus épineux et plus qu’important.

En effet, ce qui pose problème aux personnels du Corps de Commandement, c’est la non concertation et l’imposition d’organisation de travail qui doit seulement résider dans l’obligation de présence physique des uniques officiers sur les structures lors d’interventions. Comme cela se produit sur certaines structures, les personnels de direction s’organisent pour s’exclure de ces contraintes afin de mieux assurer leurs petites occupations personnelles. Idem sur l’organisation de travail en journée, aucune charte n’est respectée ou planifiée de manière cohérente. L’officier doit être présent, obéir le petit doigt sur la couture et doit laisser ses réflexions au vestiaire. Son temps de travail n’est pas reconnu dans sa totalité. Ses heures sont écrêtées et le temps effacé ne sera pas compensé mais en mode à devoir.

Il est impératif que le temps de travail et que le mode des astreintes soient repensés pour garantir une homogénéité en terme d’organisation de travail, de partage des missions entre corps et fonctionnement identique pour chaque régimes de détention. Pour l’UFAP-UNSa Justice, ces services d’astreinte doivent être étudiés avec les agents concernés et discutés avec les OS siégeant dans les instances locales que sont les CTS ou à défaut en CTI. Mais aussi, que l’ensemble des acteurs impactés par l’astreinte se déplacent sur les structures en cas de besoins et non organiser des astreintes fantômes dites de « deuxième ou troisième rideau » entrepris par les premières personnalités de l’établissement. Les responsables d’établissements doivent assumer le soutien à l’ensemble des agents et entre autres aux officiers et gradés lors d’événements ou d’incidents.

Concernant les gros établissements que nous avons pu visiter et qui attendent leur ouverture, accroissent ou se rénovent pour le bien de la PPSMJ qui ne tardera pas à pourrir leurs nouveaux lieux, les agents eux se sentent bien souvent mis de coté voire méprisés de leur hiérarchie.

Pour ne prendre que l’exemple des travaux ou constructions neuves d’établissements, il est une fois de plus déplorable que les professionnels de la détention aient été écartés ou les oubliés dans les études d’ouvrage ou projets de locaux pouvant permettre une évolution positive des lieux privatifs de libertés, de la vie et conditions de détention. Ces nouvelles structures très importantes en terme de volume et d’espace pour la PPSMJ et pour ne pas penser les lieux comme une prison mais plutôt comme un site dédié à l’accueil d’étudiants, certaines perspectives relatives à la sécurité nous laisse bien songeur. Il est temps que l’AP fasse confiance aux professionnels de la détention et arrête de s’accrocher à la pseudo connaissance de bureaucrates qui n’ont aucune maîtrise de ce qu’est la détention.

Pour les plus petites structures, Dignes et GAP, nous ne pouvons que nous satisfaire de ces sites. La PPSMJ est bien encadrée, le personnel persiste à entretenir et à faire évoluer leur outil de travail, et garantissent bien les missions qui leur sont confiées. Ces établissements méritent une attention des plus particulières et les responsables de structures accepteraient bien des moyens pour améliorer encore leur site.

Il est vraiment nécessaire que l’état se penche sur de nouvelles normes d’établissements et d’agir pour construire des établissements à proportions équivalentes.

Dans le cadre de nos discussions relatives au relevé de conclusion, l’UFAP-UNSa Justice continuera à tout mettre en œuvre pour remettre de l’équilibre dans l’exercice de nos missions, que ces dernières soient légitimement valorisées et compensées à hauteur des responsabilités.

Les Personnels du Corps de Commandement conscients de leur devoirs, exigent le respect de leurs droits, reconnaissance et considération.

L’UFAP-UNSa Justice , une présence quotidienne.

 Marseille, le 21 Octobre 2017

P/la délégation UFAP-UNSa Justice

Secrétaire National pour le Corps de Commandement

Luciano DUCCESCHI

Anne SABARTHES (Nice)

Amandine CORDIER (Aix)

231017 – délégation CdC DISP PACA avec photo

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