CP LANNEMEZAN: PROCES MOUCOUTA NOS COLLEGUES SUR LE GRILL

Lannemezan, le 05/05/2017

Jeudi 04 Mai 2017 la Cour d’Assises de Tarbes a prononcé son verdict concernant la tentative d’assassinat perpétrée par le détenu MOUCOUTA, alors incarcéré à la Centrale de Lannemezan au moment des faits :

 

15 ans, avec 8 ans de suivi socio judiciaire.

(Si le détenu ne se tient pas à ce suivi, cela sera transformé en 5 ans d’incarcération supplémentaires).

 

Au-delà de toute autre considération sur une décision de justice qui ne souffre d’aucune contestation, le moment marquant de ces 3 jours de procès restera comme souvent dans ce genre d’événement (cf procès Benchetouia), le passage à la barre en tant que témoin du Personnel Pénitentiaire.

 

Exercice ô combien perturbant pour tout un chacun, qui se voit, malgré tout, livré la plupart du temps aux avocats de la défense qui n’ont qu’un seul objectif : pousser à bout les témoins par tous les moyens…

 

Pour l’UFAP UNSa-justice Lannemezan, présente tout au long de ce procès, il ne faisait aucun doute dés le premier jour, que l’axe majeur de la défense consistait à trouver une faille au niveau de l’Administration pénitentiaire….et donc des responsabilités !

 

L’exercice fut appréhendé par l’ensemble des collègues de manière digne, empreinte de sang-froid et de hauteur. On s’aperçoit là, de la fragilité de nos situations…

 

Seul réconfort dans ces moments-là : croiser le regard d’un proche, d’un collègue venu assister à l’audience pour symboliquement vous apporter son soutien.

 

Sincèrement RESPECT.

 

L’UFAP UNSa-justice Lannemezan vous rappelle, si cela est encore nécessaire, que c’est dans ces circonstances là,que l’on réalise l’importance que revêt alors la rédaction de comptes rendus (d’incident/professionnel), et autres observations, afin de faire remonter à notre hiérarchie pour que eux puissent prendre leurs responsabilités.

 

L’avocat de la défense a tout essayé pour mettre à mal l’administration pénitentiaire.

Sans ces fameux écrits, que serait-il advenu des conclusions du procès, voir même du comportement de notre administration à l’égard de nos collègues….sachant que demain cela pourrait être NOUS.

 

A n’en pas douter, si la faille avait été réelle et qu’il n’y avait pas eu d’écrits…..nous aurions certainement eu droit au coup du parapluie….

 

 

Pour le bureau local UFAP UNSa-justice Lannemezan,

Dalida AIT-BRAHAM

Stéphane ESPINASSE

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