CP PERPIGNAN: SANCTIONS ADMINISTRATIVES OU VENGEANCE PERSONNELLE ???

Nous venons de finir un mouvement social dur, dont personne n’est sorti indemne !
Ce conflit, qui a débuté en douceur le lundi 15 janvier à Perpignan avec des retards d’appels
toute la semaine, et une pause le mercredi pour laisser le temps aux négociations de se
faire, s’est accéléré la 2ième semaine dès le lundi 22 janvier avec des prises de services en
début d’après-midi, pour finir avec 2 journées sans prise de service les 24 et 25 janvier ; le
mouvement étant levé le vendredi 26 en milieu de matinée.
Le Directeur, égal à lui-même, s’est beaucoup plus soucié du bien-être des détenus que
des surveillants qui étaient à l’intérieur, leur demandant de faire tout et n’importe quoi,
tout en les laissant sans repas ( les surveillants, du coup, avaient été obligés de récupérer
des restes de repas de détenus !)
Il n’a pas tenu les engagements qu’il prenait avec les O.S ! Il est allé jusqu’à mettre le feu
aux poudres en voulant faire l’appel devant les familles…vous connaissez la suite !
Et même s’il se vante d’avoir été félicité par le Directeur Interrégional, pour sa
« formidable » gestion de la prison durant la grève, l’ensemble du personnel et des autres
personnes présentes sur le mouvement n’en tirent pas les mêmes conclusions…
Pour lui, l’heure de la vengeance a sonné.
DISTRIBUTION DE 30ièmes A TOUT VA ! Alors même que les consignes de la DAP disent que
rien ne doit être décompté à personne avant le 20 janvier, le Directeur a décidé de
contourner cette directive et de commencer les sanctions dès le 12 janvier, en invoquant un
autre motif officiel (retard de prise de service) … doublant ainsi l’addition pour un grand
nombre de nos collègues!!!
Nous sommes les seuls en France à être traités de cette manière ! Il outrepasse largement
ce que demande notre administration.
Quel mépris et quelle haine envers ses subordonnés !!! Il confond allègrement sanction
administrative et vengeance personnelle.
Et dire que, pendant ce temps-là, d’autres directeurs, dignes de ce nom, et qui ont compris
l’importance de notre mouvement, ont choisi de ne distribuer aucune sanction financière
à leur personnel…
Voilà un capitaine qui saborde son propre navire en sacrifiant son équipage pour son plaisir
personnel !!!
Et vous connaissez la meilleure ? Il va à la rencontre des collègues, essayant de faire croire à
qui veut l’entendre qu’il tente de minimiser les sanctions !!! Mais il nous prend vraiment
pour des c… !!! A quoi joue-t-il ?
Reconnaissons-lui une victoire : jamais aucun directeur n’avait réussi à faire autant
l’unanimité contre lui !!! Jamais aucun directeur n’avait fait aussi exactement ce qu’il faut
pour se faire détester de tous !!!
Comment pourrons-nous, à l’avenir, travailler sous ses ordres ? Le contrat de confiance est
rompu !
Est-il seulement conscient des conséquences dramatiques que peuvent avoir de telles
retenues sur salaire pour nos collègues et leurs familles ? Est-il assez déconnecté de la
réalité pour ne pas comprendre le bien-fondé de notre mouvement face à la dégradation
galopante de nos conditions de travail ? De tout cela, il s’en moque !!
Il préfère s’acharner injustement sur son personnel pour contenter son ego quelque peu
égratigné durant notre combat. Comme c’est petit !!! Comme c’est mesquin !!!
C’est lui, sans doute, qui paiera le loyer, le chauffage, l’eau, la nourriture… de toutes ces
familles de surveillants qu’il met volontairement en difficulté financière ?
Mais si la situation reste en l’état, nous ne nous laisserons pas dépouiller sans rien dire :
nous le ferons savoir haut et fort !!!
Prenez garde… car l’avenir du fonctionnement de la prison de PERPIGNAN dépend des
sanctions infligées… sanctions qui, pour l’heure, sont totalement disproportionnées !

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