CP PERPIGNAN: BOYCOTT DU CTS DU 01 JUIN 2017 C’EST UNE MASCARADE

PERPIGNAN le 01juin 2017

L’UFAP a boycotté cette réunion du Comité Technique Spécial car, actuellement, ce n’est qu’une chambre d’enregistrement des désirs de l’Administration.
L’ordre du jour portait sur la validation des chartes horaires et fiches de postes des services greffe et vestiaire, auxquelles nous nous étions opposés lors du CTS précédent.
La Direction a convoqué à nouveau cette instance afin de valider de force ce qu’elle n’a pas pu nous faire
accepter la première fois.
C’est dans ces moments-là que l’on comprend pourquoi nous n’avons pas de directeurs dans notre syndicat… nous n’avons vraiment pas les mêmes intérêts !!!
Ce que nous impose ici la Direction, c’est une astuce permettant d’imposer à plus ou moins long terme des horaires variables au personnel de surveillance en poste fixe.
En effet, les horaires variables sont composés de 2 plages fixes (1 le matin et 1 l’après-midi) et de plages
variables autour de ces plages fixes.
Or, les horaires variables ne sont pas intéressants pour le personnel de surveillance et c’est bien pour cela qu’aucune convention sur le sujet n’a été signée entre l’administration et les syndicats.
Pour être plus précis, le personnel de surveillance avec des horaires variables ne pourra pas prétendre au Récupération Crédit Temps (RCT) contrairement au personnel administratif et technique. Donc, l’agent devra organiser son service de manière à effectuer son exigible dans le mois avec comme marge de manoeuvre + ou – 12 heures qui se reportent de mois en mois. Au delà, les heures seront perdues (à cause de l’absence de droit au RCT qui permet de gérer le compteur d’heures supplémentaires).
Pour finir, aucune des heures supplémentaires générées ne pourront être rémunérées.
Voilà pourquoi l’administration tient tant à passer ce dispositif en force.

L’autre point à l’ordre du jour est un rappel sur l’attitude et la tenue des personnels de surveillance.
Rappeler les règles, c’est bien, mais encore faut-il que la Direction respecte les textes, les accords, qu’elle se soucie des conditions de travail (et pas seulement du bien-être des détenus), qu’elle soutienne son personnel, qu’elle lui fasse confiance, qu’elle sache récompenser…
Enfin tout ce que l’on ne voit pas sur Perpignan.
Nous sommes écœurés de voir ce qu’est devenu notre outil de travail.
Donc « écouter de la trompette », très peu pour nous.
Notre syndicat est, et restera toujours du côté et aux cotés des personnels ! Nous ne cautionnerons jamais tout ce qui va à l’encontre des intérêts des agents.

Le secrétaire local UFAP Perpignan
Johann REIG

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