CP TOULOUSE SEYSSES : Immobilisme et désillusion

Alors que le CP de Seysses bat tous les records de surpopulation pénale, de sous effectifs en personnel, de projections et saisies en tous genres, le tout sur fond de radicalisation, les fausses annonces de l’administration à tous ses niveaux laissent peu d’espoir aux surveillants quant à leurs conditions de travail sur les années à venir.

Après une suspicion de présence d’arme, 2 découvertes de cartouches, les projections quotidiennes et autres découvertes aux parloirs, la direction locale envisageait une fouille « de plus grande envergure ». Au final ce ne seront que 5 cellules qui seront fouillées avec sont lot de découvertes « normales » en téléphones et stupéfiants. Le bureau UFAP UNSa justice Seysses tient à saluer le travail de tous les personnels présents ce mardi soir mais le répète, seule une fouille d’un bâtiment entier permettra de lever le doute et envoyer un message fort à la population pénale.

Autre sujet revu à la baisse, le nombre de postes offerts à la CAP de janvier: seulement 12 sur la DI et un seul à Seysses! Nombre de surveillants déjà à plus de 70 heures supplémentaires sur un seul mois apprécieront! La faute au nombre de candidats au métier de surveillant sur la dernière promotion à l’ENAP…rien de surprenant vu l’actualité nationale, mutineries et autres prises d’otages. Le mode dégradé prend racine, ce sous-effectif chronique engendre de sérieux problèmes de sécurité: mirador 2, pic accueil et pcc non tenus, un seul mouvement pour parloirs, smpr, ucsa… Le bureau local UFAP UNSa justice ne peut que constater le peu d’intérêt porté aux conditions de travail et à la sécurité des agents du CP de Seysses, et exige un apport en personnel conséquent aux postes vacants, nouvelles missions et surcharge de travail due à la surpopulation pénale, en détention tous quartiers confondus comme en administratif.

En attendant l’hypothétique construction d’un 600 places, c’est avec 65 matelas au sol, jusqu’à 114 détenus par étage et un réel sentiment d’insécurité que les surveillants du CP de Seysses travaillent. Le bureau local UFAP UNSa justice espère ne pas avoir un jour à dénoncer les responsables d’un drame prévisible.

Pour le bureau local, le 18 novembre 2016

Jean-Pierre Soudier-Miquel

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