Déclaration Liminaire Corps de Commandement – CAP du 1er juillet 2016

Madame la présidente,

Dans le cadre de cette nouvelle CAP qui doit examiner la mobilité des Personnels du Corps de Commandement  ainsi que la promotion des Premiers Surveillants et Majors au grade de Lieutenant Pénitentiaire, l’UFAP UNSa Justice déplore une fois de plus l’Anarchie qui règne dans le suivi des données ‘’Harmonie’’ des agents, mais également sur l’ensemble du suivi des différents classements : Liste d’Aptitude de Lieutenant et autres Tableaux d’Avancements établis par les DI et cela d’une année sur l’autre.

Concernant la CAP de mobilité précédente, notre Organisation tient dans un premier temps à vous faire remonter le sentiment du terrain. En effet, il est déplorable de programmer des dates de prise de fonction très éloignée (allant jusqu’à un an) sans prendre en compte les problématiques que chacun peut rencontrer dans le cadre de l’organisation familiale, du logement, de la scolarité etc….Aussi comme nous vous l’avons déjà indiqué s’agissant de ces programmations de dates de prise de fonction, il est temps que la DAP soit plus pragmatique et moins conciliante dans le jeu ‘’malsain’’ auquel s’emploient certains Chefs d’établissements ou DI. L’UFAP UNSa Justice vous le rappelle : les syndicats sont des partenaires sociaux qui doivent être entendus lors des échanges avec les services RH.

Dans un second temps, notre Organisation vous a vivement interpellée au sujet des attributions de logements par NAS ou COP/A dans la région de LILLE et plus particulièrement pour les CP ANNOEULIN et BEAUVAIS. Résultat, à ce jour, de votre soi-disant écoute : RIEN. Quand montrerez-vous un minimum de soutien à vos personnels pouvant en bénéficier et faire en sorte que le mot égalité des droits ‘’devise de notre Institution’’ soit enfin respecté ???

Maintenant, nous exigeons une réaction immédiate de votre part pour réparer cette injustice et faire en sorte que d’autres établissements en voie d’ouverture ou d’extension ne connaissent pas le même sort.

Concernant la bataille menée par l’Unité Syndicale UFAP-SNPFO-CGT, les personnels de commandement ont difficilement obtenu la revalorisation de 2 points d’ISS : 1 à compter de 2016 et le 2nd encore en discussion pour 2017, la prime de 300€ pour les agents œuvrant dans les greffes à l’instar du CEA et PA et le retrait de l’IFO du dispositif RIFSEEP. Cependant, l’UFAP-UNSa Justice déplore fortement l’absence de volonté de la DAP à respecter le calendrier de négociations visant la réforme statutaire et indemnitaire du Corps de Commandement signée dans le protocole de 2013.

En effet, bien que la filière entière du Personnel de Surveillance (dont les Officiers), bénéficie à compter de 2017 de la grille indiciaire évolutive PPCR (encore à définir) pour laquelle l’UNSa était favorable, la réforme du Corps de Commandement devait être discutée avant l’été 2016 pour l’examen du triennal 2016-2018. Par sa manière de faire et ses fourberies, la DAP montre ses faiblesses à imposer une réponse constructive au malaise des Personnels du Corps de Commandement. Elle capitule devant les objectifs statutaires et indemnitaires attenant aux seuls Personnels du Corps de Commandement. Elle démontre une force incommensurable dans le démantèlement des métiers pénitentiaires et ses perspectives d’évolution ; favorisant ainsi la démotivation des agents.

La DAP ne cesse donc de jouer la montre en préférant nous enfermer, nous soumettre à l’immobilisme afin de prioriser l’avancement de la réforme statutaire du Corps supérieur au nôtre alors que la logique serait d’avancer de catégorie en catégorie de manière croissante et progressive.  Nos autorités de tutelle se foutent ouvertement des officiers qui croulent sous les tâches de plus en plus nombreuses : les intérims, autres casquettes et délégations, etc…

Depuis de nombreuses années, malgré notre mécontentement et nos prises de positions CONFLICTUELLES pour se faire entendre, le sous-effectif chronique et les vacances récurrentes de postes persistent. Cette situation pousse les agents à faire des heures à n’en plus finir sans que ce temps soit compensé ou rémunéré ni même souligné de reconnaissance et de considération.

Il est donc temps pour les Personnels du Corps de Commandement de prendre leurs responsabilités. Ils doivent montrer, à l’instar de l’action portée pour les NAS et COP/A en Décembre 2012, qu’ils répondront à nouveau présents, en se mobilisant dès l’automne, pour faire fléchir nos autorités.

L’UFAP UNSa Justice, une présence quotidienne.

Paris le, 1er juillet 2016

Les élus de CAP UFAP UNSa Justice

010716 – DL CDC du 010716

 

 

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