DÉCLARATION LIMINAIRE – DISP RENNES

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du CTI,

Nous profitons de ce CTI pour vous faire état du sentiment de notre Organisation Professionnelle, suite à l’irresponsable décision prise par notre Ministre de tutelle, de mettre en application, sans distinction aucune, les retenues de 1/30ème pour les agents en position d’arrêt de maladie et/ou en dépôt de clef sur  tout ou partie de la période du conflit de janvier 2018.

En procédant de la sorte, la Ministre n’a pas conscience des dégâts qu’elle va occasionner au sein des familles, jamais très riche et parfois même en difficultés financières avancées, car une retenue sur salaire, même d’un seul trentième, peut avoir une conséquence dévastatrice.

Bon nombre de chefs d’établissements  ont salué le mouvement de contestation. Certains d’entre-eux ont eu le courage d’aller au bout de leur démarche en refusant de donner des noms.

En revanche, d’autres ont profité de ce mouvement pour régler leurs comptes ; Mais que dire sur des petites gens ?

Si certains ont fait preuve  d’irresponsabilité en incitant les agents à se mettre en arrêt maladie ou à déposer les clés, l’UFAP-UNSa Justice n’a pour sa part jamais incité les agents à de telles démarches. Fort de son expérience, l’UFAP-UNSa Justice savait que dès  qu’on franchirait le cap final, un compte à rebours serait enclenché.

Alors, OUI, aujourd’hui nous renouvelons notre demande d’indulgence à l’égard d’agents qui se sont fait abuser en refusant de prendre leur service ou en se mettant en arrêt.

L’UFAP-UNSa Justice a donc pris ses responsabilités en signant cet accord qui n’est pas n’importe quel accord. Il ne s’agit pas d’un accord au rabais mais bien d’un accord axé sur la sécurité des agents. Si effectivement, cet accord contient une part indemnitaire qui n’a pas de précédent, 35 millions d’euros, nous rappelons que l’origine de ce mouvement social concernait principalement l’aspect sécuritaire.

L’UFAP-UNSa Justice  a appliqué la volonté majoritaire de ses adhérents consultés.

Monsieur le Président, pour finir, si nous avons réussi à faire que le mouvement se passe dignement sur la grande majorité des établissements de la DISP de RENNES, nous ne serons peut-être pas en mesure de contenir la vague d’écœurement et d’amertume que vont engendrer, dans un premier temps, les notifications mais également et surtout, dans un second temps, les retenues comptables !

Les élus UFAP-UNSa Justice                                                           Le 15 février 2018

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