DEMANTELEMENT DU GREFFE

Depuis quelques années, le greffe du CP Poitiers-Vivonne rencontre des difficultés…
Bascule GENESIS en juin 2015, mal être du personnel, et surprise une note de service en date du 22 mai 2017 annonce que les deux personnels de surveillance vont réintégrer la détention en 3/2 dès la semaine suivante !!!

Punition habituelle sur le CP Poitiers-Vivonne me direz-vous !!!

C’est là votre réponse apportée Madame la Directrice pour faire face à cette surcharge de travail, mal être du personnel :

Réintégrer du personnel qualifié en détention et en 3/2 !!!

Qu’attendez-vous de votre décision Madame la Directrice ?
Implosion du greffe, burn-out du personnel voire pire ???

Vous allez envoyer deux personnes en notifications auprès de personnes détenues qui sont à peine formées, alors que le système actuellement mis en place fonctionne correctement.
Que vont pouvoir répondre ces agents quand une personne détenue leur posera une question à laquelle ils ne savent pas répondre ? Comment ces agents devront réagir quand une personne détenue les insultera, les agressera ???

En attendant qui sera en charge du travail quotidien de ces agents : échéancier des libérables, suivi du dossier sécurité sociale, suivi des dossiers d’orientation ?
Naturellement, les collègues en charge de l’exécution et de l’application des peines : préparation des CAP, recours…
Du coup, qui fera le travail de ces collègues ???
Mais bien sûr, le chef de greffe et son adjoint !!!
Dans la continuité, nous vous imaginons très bien, avec votre équipe, prendre en charge le travail du chef de greffe ou son adjoint (double contrôle des dossiers, programmation des diverses extractions…), ou mieux encore demander aux différents parquets de bien vouloir s’adapter au nouveau fonctionnement du greffe :

UN MODE DEGRADÉ VOULU PAR LA DIRECTION DU CP POITIERS-VIVONNE !!!

L’audit de mars 2017 par les services de la DISP de Bordeaux, a clairement exprimé qu’à ce jour le greffe du CP Poitiers-Vivonne avait un effectif conséquent vu la charge de travail, mais lors de la réouverture du centre de détention ce dernier sera en sous-effectif.
Pourquoi cette décision ???
Les collègues du greffe n’ont-ils pas suffisamment de travail pour leur ajouter une charge supplémentaire ???
Vous voulez les pousser à la faute professionnelle, à une détention arbitraire ?
Vous leur souhaitez un épuisement professionnel plus communément appelé « Burn-out », des tensions familiales ?

C’était pourtant si agréable de vous entendre dire que vous aviez conscience de la problématique du greffe, que vous ne déplaceriez personne… Une fois de plus, de belles paroles, pour mieux planter un couteau dans le dos à des personnes déjà en souffrance…

Est-il réellement utile de vous rappeler qu’un mauvais fonctionnement du greffe aura des conséquences sur l’ensemble de l’établissement ?
Ambitionnez-vous un 12 septembre 2016, bis, pour l’obtention d’un témoignage officiel de satisfaction ?

Le bureau local UFAP-UNSa Justice apporte son soutien à l’ensemble du personnel du greffe, et les assure qu’il ne les laissera pas tomber.

Le bureau local UFAP-UNSa Justice exige que le personnel de surveillance formé aux missions du greffe soit réintégré dans ce service pour la continuité des missions du greffe et du service public.

Le bureau local UFAP-UNSa Justice demande une montée en puissance du personnel du greffe lors de la ré-ouverture du centre de détention.

Enfin, le bureau local UFAP-UNSa Justice apporte son soutien à l’ensemble du personnel de l’établissement et rappelle que le combat est le même pour tous qu’on soit en uniforme ou pas.

RAS LE BOL DES DÉCISONS PRISES PAR LA DIRECTION QUI IMPACTENT LE PERSONNEL

A prévoir les dangers le sage est attentif, quand le péril est là, tout conseil est tardif.

Le 26 mai 2017
Le bureau local UFAP-UNSa Justice
Centre pénitentiaire/ Poitiers-Vivonne

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