Drogues et seringues bientôt autorisées en cellule…L’UFAP UNSa Justice continue son action afin de faire retirer cette disposition inacceptable !…

Dans le cadre de la loi du 26 janvier 2016 relative à la réforme de la Santé pour lutter contre le sida, un projet de décret permettra aux détenus toxicomanes de se shooter en intraveineuse, allant jusqu’à disposer des seringues dans leurs cellules.

Nos prisons sont surchargées de détenus toxicomanes !… Voilà maintenant, qu’ils vont leur proposer de consommer leur drogue en toute liberté, allant jusqu’à leur permettre d’en disposer en cellule !… Cette soi-disant réforme de modernisation de la Santé suscite la colère légitime des Personnels pénitentiaires qui en ont ras-le-bol de voir leur sécurité banalisée !

C’est immoral et extrêmement dangereux !…Disposer d’une seringue en cellule, c’est disposer d’une arme à l’encontre des Personnels et une opportunité pour propager certaines maladies contagieuses !…

Réunie dans un premier temps le 4 janvier dernier par la DAP afin de nous présenter le projet de décret, l’UFAP UNSa Justice a écourté cette réunion en dénonçant cette idée et ce dispositif scandaleux, dangereux et inacceptable pour les Personnels pénitentiaires.

Hier, cette même administration nous a de nouveau conviée à une réunion de présentation de ce dispositif sans qu’il soit retouché tel que nous le demandions.

Par conséquent, la Première Organisation Syndicale a boycotté cette nouvelle réunion !…

Pour la 1ère Organisation Syndicale, ce soi-disant moyen de lutter contre le sida se heurte à l’impératif de sécurité des Personnels pénitentiaires !…

Parallèlement, comme annoncé à l’issue de la rencontre du 4 janvier, l’UFAP UNSa Justice a saisi Matignon.

Notre délégation vient d’être reçue ce jour par le Conseiller du Premier Ministre, auprès duquel, sans détour, nous avons exprimé la désapprobation des Personnels, exigeant à minima le retrait du dispositif dérogatoire permettant aux détenus de disposer de seringues et de drogues dures en cellule.

Nous ne pouvons accepter de telles conséquences en termes de sécurité et de suivi sanitaire !…

La balle est désormais dans le camp du Cabinet du Premier Ministre. Le retrait de cette dérogation s’impose et rendra service à la raison, à l’intérêt commun et à celui porté aux Personnels pénitentiaires et à leur sécurité !… N’attendons pas un drame pour être entendus !

Aussi, si nous ne sommes pas entendus avant l’étude de ce décret et son passage à venir au Conseil d’Etat, alors nous prendrons nos responsabilités !… A bon entendeur !

CONTACT PRESSE : 06.09.11.07.97

Paris, le 25 janvier 2017

Le Secrétaire Général,

Jean-François FORGET.

250117 – Communiqué de presse – Seringues en cellule

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