ENTRE ESPOIR ET DÉPRIME LES CHIFFRES PARLENT ! CP Saint-Quentin Fallavier

Cette année encore la violence sous toutes ses formes est en hausse au Centre Pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier.

Entre le 1er janvier et le 30 avril 2016, nous ne dénombrons pas moins de 29 violences physiques à l’encontre des personnels soit 6 de plus que l’année précédente. Sur cette même période également, 20 faits de violence entre détenus soit 5 de plus qu’en 2015.

Dans le même temps nous comptabilisons près de 120 projections extérieures récupérées à l’intérieur de l’enceinte Pénitentiaire. Combien d’autres ont-elles malheureusement échappé à notre contrôle… ?

La surpopulation carcérale avoisine les 140% à la Maison d’Arrêt.

Les vacances de poste en personnel de surveillance dépassent 12% de l’effectif de référence et conduisent à rappeler le personnel sur ses repos ce qui a généré en six mois une production de 11500 heures supplémentaires<<L’équivalant de 11 emplois à plein temps>>, ceci malgré le service en mode dégradé et les postes découverts !

Ce bilan catastrophique a un impact sur la santé des personnels se traduisant notamment par un taux d’absentéisme pour maladie qui cumulé aux accidents de travail est tout proche de 10% lui aussi.

La dégradation continuelle des conditions de travail de l’ensemble du personnel ces 5 dernières années se traduit au final par une envolée du nombre de démissions qui s’ajoute à une fuite sans précédent des agents vers d’autres horizons sous la forme de disponibilité, de détachement, de congés sans traitement.

Cette triste réalité, déprimante pour beaucoup ne résulte pas seulement du contexte économique et politique que nous subissons, la gestion des personnels sur laquelle notre organisation a tout dit au fil des ans y est aussi pour beaucoup.

Pour ne pas avoir entendu, ou pire encore maltraité son personnel, pour ne pas l’avoir associé au développement des projets d’établissement qui du coup n’ont pas vu le jour pour avoir travaillé et décidé seul en préférant considérer parfois qu’il était mal entouré, le Chef d’établissement annoncé sur le départ, peut malgré tout s’en aller le cœur léger.

SON DÉPART ANNONCÉ REDONNE EN EFFET ESPOIR A BON NOMBRE D’AGENTS QUI DANS LE CADRE DE L’AMELIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL POUR CETTE ANNEE 2016, EN AVAIENT EMIS LE SOUHAIT.

Mercredi 22 juin 2016,   

Pour l’UFAP UNSa JUSTICE   

Alain CHEVALLIER              

                                             

                                                                

                                                                                      

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