ET POURQUOI PAS UN TATOUAGE SUR L’AVANT-BRAS ? LES PERSONNELS MARQUÉS AUX FERS !

Fin 2016, l’UFAP UNSa Justice s’interrogeait déjà sur l’impartialité de la Contrôleuse Générale des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL)….

Pour notre Organisation Syndicale, la réponse est maintenant LIMPIDE : NON !

Dans un rapport thématique communiqué à la presse le 28 juin 2017, la Contrôleuse Générale des Lieux de Privation de Liberté « souhaite développer une analyse, concrète et transversale, des conditions de travail du Personnel au regard de leur impact sur le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté ».

Si au demeurant, l’intention peut être louable, la lecture du condensé de ce rapport fait froid dans le dos tant il est empreint de partialité. A ce titre, l’UFAP UNSa Justice est en droit de s’interroger sur l’indépendance de cette autorité au regard de la stigmatisation récurrente à laquelle elle se livre à l’encontre des Personnels en tenue. Une fois de plus, l’opprobre est jeté sur toute une profession !

La CGLPL nommée à la tête du lobby pro détenu et anti carcéral ?

Angélisme et aveuglement idéologiques… Pour cet organisme de contrôle soi-disant autonome, le « non-respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté » n’est que la résultante de « comportements inadaptés » des Professionnels Pénitentiaires. La « CGLPL » aurait-elle comme source d’information des journalistes en quête de sensationnel, «des utopistes » pro voyous, des aigris de l’administration pénitentiaire, prêts à tout pour vomir sur une profession au service de nos concitoyens, prêts à tout pour salir des Agents qui, EUX, connaissent la réalité du monde carcéral ?

N’en déplaise à ces « penseurs rêveurs », la prison est un lieu vecteur de violence, à l’image de certains profils de la population pénale (détenus souffrant de troubles psychiatriques, grand banditisme, terroristes, détenus rejetant toute forme d’autorité). Cette violence est canalisée quotidiennement par les Personnels jusqu’au péril de leur chair ! Où sont passées les plus de 4000 agressions physiques annuelles et les prises d’otages à répétition dont sont victimes les Agents ? Aux oubliettes !… Logique, les vilains méchants sont forcément les Personnels !

A l’UFAP UNSa Justice, après lecture des recommandations, nous n’avons pas la même notion des droits fondamentaux. L’exercice des droits impose le respect des devoirs : c’est une question d’équilibre. Il semblerait que cet organisme ait fait le choix de ne retenir que ce qui l’intéresse…

ET DEVINEZ QUOI ?… Bizarrement au profit de la population pénale…

Pour éviter toutes formes de conflits ou situations de crise, une solution simple : la remise en cause de l’autorité du surveillant en le pointant du doigt ou plutôt en le marquant aux fers ! 

UN SEUL COUPABLE : LE PERSONNEL DE SURVEILLANCE !

Voici une des mesures phares proposées par cet organe de contrôle : « l’obligation du port du matricule par les agents devant permettre de lutter contre les « comportements non professionnels ».

Pourquoi une telle mesure alors que le Personnel de surveillance est parfaitement identifiable car affecté administrativement à un poste et répondant à un appel ? Alors, pourquoi pas une cible dans le dos, une muselière, un marquage au fer rouge « CGLPL » ?

Présomption d’innocence pour les voyous, présomption de culpabilité pour les Personnels !

Qui êtes-vous, madame, pour vous permettre de mettre en cause ainsi les compétences, le professionnalisme et la probité des Personnels ?

Pour vous, nos « comportements déviants » (ne correspondant pas à vos normes) sont liés à notre esprit de corps, de solidarité et déboucheraient inévitablement sur la loi du silence, sur « l’omerta ». Votre justification est tout bonnement fallacieuse. Notre esprit de corps, notre solidarité sont nos UNIQUES moyens de SURVIE !

Enfin pour traiter le mal à la racine, ces bâtisseurs du « Nouvel Ordre Carcéral » préconisent une déconcentration des recrutements de personnels et une mobilité fonctionnelle temporelle et ce afin de détruire ce qui fait l’essence même de notre métier, l’esprit de corps ».

Ne seriez-vous pas, par hasard, commanditée par une administration pénitentiaire qui espère ainsi masquer son incapacité à gérer ses ressources humaines ?

Pour notre Organisation Syndicale, s’il y a urgence à porter une analyse sur les Personnels et leurs conditions de travail, encore faut-il ne pas regarder par le petit bout de la lorgnette !

Pour l’UFAP UNSa Justice, il est devenu nécessaire et indispensable de redéfinir les métiers pénitentiaires. Cela passe avant tout par le repositionnement des Agents comme des acteurs incontournables. Cette redéfinition s’accompagne inévitablement d’une prise en charge adaptée aux profils de la population pénale avec, pour socle fondamental, la construction de structures spécialisées intégrant la notion de travail en équipe.

L’UFAP UNSa Justice réaffirme que l’ordre et la discipline dans nos détentions doivent être la règle établie. 

Paris, le 30 juin 2017

Pour l’UFAP UNSa Justice

Le Secrétaire Général,

Jean-François FORGET

300617 – Tract – CGLPL

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