Et si nous déposions les clefs ?!

Depuis plusieurs mois, voire quelques années, les dirigeants de notre Administration redoublent d’imagination pour tendre vers une Pénitentiaire qui échapperait totalement à l’autorité des Personnels en Uniforme, chargés précisément de redonner un cadre à des délinquants qui n’en ont pas, mais aussi, chargés de répondre à des missions de sécurité publique, donc de protection de nos concitoyens.

Ce chaos sciemment voulu a aujourd’hui pour conséquence, au surplus de conditions de travail catastrophiques,  de mettre en danger de mort, ces mêmes Personnels Pénitentiaires. 

Aiton ce week end, ailleurs demain et après demain, en fait pas un jour durant lequel les Personnels se font cogner dessus, juste parce que les délinquants savent qu’aucune réponse à la hauteur des faits ne viendra les stopper dans l’escalade de la violence à l’égard des représentants des forces de l’ordre que nous sommes.

A cette gabegie, il faut ajouter la volonté politique, OUI politique, qui vise à exterminer la contestation syndicale, afin de mettre la poussière sous le tapis, ou plutôt mettre sous l’éteignoir la médiocrité et la dangerosité de ce qu’ils « ambitionnent » pour l’Institution Pénitentiaire.

A chaque mouvement son florilège de sanctions arbitraires à destination des Personnels et de leurs représentants ! Cette tyrannie exercée sous les couleurs de la justice ne fait qu’alimenter les colères et avilir plus encore Ceux qui l’exercent.

Alors que nous reste-t-il pour nous faire entendre ?

Et si l’ensemble, l’ENSEMBLE des Personnels, les Petites Mains de la détention, décidaient un jour, pas fait comme un autre, de DEPOSER les clefs, de dire NON  au  supplice que l’on nous impose, de dire STOP au mode dégradé qui nous condamne physiquement et psychologiquement, d’ARRÊTER d’être humiliés dans nos fonctions pourtant Régaliennes, bref, d’enrayer cette descente dans ce gouffre que nous creusent ces irresponsables coupés des réalités du monde carcéral.

Si demain nous allions jusque là, ces gens alors dépassés par cette forme indomptable de contestation, devront sans nul doute, écouter puis entendre cette réalité qui leur sauterait à la gueule, pour enfin, rendre à leurs Personnels ce qu’ils leur ont pris, à savoir leur droit d’exercer dans la sécurité et la dignité.

Réfléchissons ensemble, à cette possibilité excessive mais pourtant envisageable au regard de cette posture « dos au mur » dans laquelle ces gens incapables de dialoguer et dopés à l’autoritarisme primaire, nous ont placés. 

Enfin, l’Union Régionale salue l’initiative des Personnels du Centre de Détention d’AITON qui ont, hier matin même, décidé de bloquer cette structure, en retardant notamment l’ouverture des cellules.

Les raisons : 13 points de suture sur le visage d’un Personnel occasionnés par un détenu armé de ces fameuses radios, allouées aux pensionnaires du quartier  disciplinaire, dans le cadre des RPE, dont le développement devait, là aussi, semble t’il , s’arrêter !

Ce COURAGE et cette détermination méritent d’être largement félicités, et cette action mérite d’être propagée !

« Dés que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir » (Gandhi)

 

Pour l’Union Régionale UFAP

Les Secrétaires Généraux

 

Thierry CORDELETTE

Angui ANASSE

Bastien DELAGNEAU

Laurent BOITRAND

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

U.R UFAP  –  72 rue d’Auxonne  – 21 033 DIJON Cedex  – Tél : 03.80.63.85.78  –  Fax : 03.80.65.24.86 –  Port : 06.11.30.68.66

Related posts