FIP : Audience RH1

Le 12/09/2017, l’UFAP UNSa Justice a été reçue par les membres du bureau Santé, Sécurité et Qualité de Vie au Travail (S.S.Q.V.T) de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (R.H 1).

Cette audience, à l’initiative de l’UFAP UNSa Justice, avait un objectif : rappeler à l’Administration centrale la réglementation quant aux conditions de travail des personnels exerçant dans les S.P.I.P.

Si la 1ère organisation syndicale ne peut que saluer la création du bureau R.H 1, l’UFAP UNSa Justice constate également le manque de moyens de celui-ci. A l’heure où le budget du Ministère de la Justice est sur le point d’être ficelé, il est primordial que la prévention des risques psychosociaux (R.P.S) soit une priorité.

 L’UFAP UNSa Justice rappelle que les R.P.S, sont « les éléments qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des agents, au sein de leur environnement professionnel ». Ces risques peuvent recouvrir différentes formes, telles que le stress, le harcèlementl’épuisement professionnel…

Force est de constater que ces risques sont plus que jamais présents au sein des S.P.I.P de métropole et d’outre-mer :

  • La prise en charge et les critères d’évaluation des stagiaires n’ont jamais été aussi disparates sur le territoire. En fonction des lieux de stage on trouve de tout… L’absence de réelle formation des tuteurs de stage ne s’est jamais autant fait sentir. L’UFAP UNSa Justice rappelle que les premières victimes de ce désert pédagogique ne sont autres que les stagiaires eux-mêmes…
  •  L’accueil et la prise en charge des personnels en situation de handicap est parcellaire. Si l’Administration Pénitentiaire s’astreint à respecter la réglementation dans le domaine du recrutement, l’UFAP UNSa Justice déplore le manque de suivi et de formation suite à ces recrutements. Les personnels sont clairement laissés à l’abandon au sein de leur service.

 Bien que le bureau RH 1 impulse une dynamique nationale, le déploiement en D.I.S.P reste perfectible. C’est pourquoi, la 1ère organisation syndicale a exigé qu’un maillage plus adapté voit le jour. Cela, au travers d’un renforcement du rôle des correspondants inter-régionaux et locaux, mais aussi, une augmentation de leurs moyens d’actions.

En effet, l’UFAP UNSa Justice salue la création  des fonctions d’Assistant de Prévention (A.D.P), mais déplore que les moyens qui y sont consacrés, tels que les temps de décharge, restent insuffisants.

  •  La lutte contre les discriminations doit se poursuivre. La promulgation de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, pose les bases de cette lutte. L’UFAP UNSa Justice rappelle qu’en tant qu’organisation syndicale majoritaire au sein de la D.A.P, elle condamne fermement toute forme de discrimination (professionnelle, ethnique, handicap…).

 In fine, le bureau RH 1 a partagé, en partie, le constat de notre organisation syndicale. Ce dernier s’est engagé à poursuivre les efforts quant à :

  • L’amélioration de la qualité de vie au travail, en étant à la disposition des personnels, au travers du déploiement d’équipes pluridisciplinaires (médecin de prévention, A.S.S, A.D.P, référent handicap…).
  •  La mise en place d’une politique ministérielle de prévention du handicap, au travers de la prise en compte de tous les handicaps (physiques et psychiques).

 Paris, le 18 septembre 2017.

Les Secrétaires Nationaux F.I.P

Pour l’UFAP UNSa Justice

180917-FIP AUDIENCE RH1

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