flash régional; retour sur l’agression de Toul

Trois ans Ferme !

Trois ans d’emprisonnement ferme, pour avoir ébouillanté avec de l’huile notre camarade Alain le 21 Août dernier. Voilà la peine qui a été prononcée le jeudi 05 octobre par le tribunal pour condamner le barbare qui a gratuitement et sauvagement meurtri notre collègue au plus profond de sa chair, tant physiquement que psychologiquement. Le Parquet, dans ses réquisitions avait demandé une peine de cinq ans d’emprisonnement… Quant aux parties civiles, elles feront l’objet d’un renvoi début 2018 car il est encore trop tôt pour évaluer le préjudice subi : l’affaire n’est pas encore terminée…

Audience en Préfecture 

Mercredi 04 octobre 2017, nous rencontrions monsieur TANGUY, directeur de cabinet du préfet de Meurthe et Moselle, afin de  l’alerter  sur l’agression barbare qui s’est déroulée au centre de détention de Toul le 21 Août dernier ainsi que  sur les violences et nombreuses difficultés que nous subissons au quotidien.

 Nous avons tout d’abord rappelé la nécessité d’une prise en charge adaptée des Personnels victimes de violences et l’indispensable fermeté des réponses tant pénales qu’administratives concernant les agresseurs. 

Nous avons pointé l’inadmissible absence de moyens et surtout le manque de volonté flagrant de l’administration pour protéger efficacement ses agents face à ce type d’agression. Notre interlocuteur connait bien l’administration pénitentiaire pour y avoir exercé pendant 11 ans. Nous lui avons donc rappelé que, dans le cadre de l’évaluation et de la prévention des risques professionnels, ces violences devraient déboucher sur des mesures courageuses et efficaces visant à  mettre hors d’état de nuire les détenus dès lors qu’ils ont agressé un Personnel. A ce titre, nous avons rappelé  la responsabilité de l’administration pénitentiaire et son devoir de protection envers ses agents. Nous avons stigmatisé le fatalisme dans lequel se complaisent nos dirigeants : l’absence de réponse efficace de notre administration face aux violences à répétition commises par une frange de la population pénale est purement et simplement inacceptable.

Nous avons à cet égard souligné l’importance du travail en binôme et la nécessité de rompre l’isolement des agents. Nous lui avons également rappelé que dans de nombreux établissements le manque cruel de moyens humains et matériels, conjugué à une surpopulation exponentielle sont des handicaps supplémentaires qui nuisent et dégradent encore plus les conditions de travail des Personnels déjà fragilisées par l’absence du droit de retrait.

En conclusion, nous avons indiqué que nous souhaitions que l’État prenne enfin ses responsabilités quant à la sécurité de ses agents. Et ce, y compris en envisageant des évolutions règlementaires et législatives pour mettre réellement hors d’état de nuire les détenus violents.

Le directeur de cabinet a bien pris note de nos échanges, il nous a indiqué qu’il en fera notamment écho auprès de la D.I. de Strasbourg.

09 Octobre 2017,

Pour l’union régionale,

Le secrétaire Général,

Arnaud GATEAU,

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