GUET-APENS À BAIE-MAHAULT

Le mardi 11 octobre 2016, un de nos collègues du Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault a été victime d’un véritable guet-apens. Quatre agresseurs l’ont ceinturé et molesté afin de lui subtiliser son trousseau de clés.

Malgré la violence des coups reçus, notre collègue a de façon héroïque réussi à conserver celles-ci jusqu’à l’arrivée de l’équipe d’intervention.

L’UFAP UNSa Justice tient à apporter son soutien indéfectible à Denis et à l’ensemble des Personnels de Baie-Mahault.

Rappelons que cet établissement subit une vague d’agressions (1 surveillant ébouillanté au visage et un attouchement sexuel…) qui ne fait que croître sur l’échelle de la violence.

Malgré une multitude d’interpellations émanant du bureau régional et du syndicat local UFAP UNSa Justice concernant la surpopulation pénale (+ 186%) les 129 matelas au sol, le phénomène de gangs, les trafics en tout genre, les conditions de travail dégradées qui contribuent à l’épuisement des personnels, le directeur de la Mission Outre-Mer (MOM) ne prend pas les décisions qui s’imposent.

L’UFAP UNSa Justice demande que ses revendications soient enfin prises en considération par M. GALLI, Directeur de l’Administration Pénitentiaire et par la Chancellerie au regard de l’inertie du responsable de la MOM.

L’UFAP UNSa Justice somme l’Administration de tout mettre en œuvre afin d’éradiquer le phénomène de gangs qui gangrène les établissements guadeloupéens.

L’UFAP UNSa Justice exige le transfert immédiat des meneurs, des agresseurs. Rappelons que suite au mouvement social du 6 septembre 2016, le DI de la MOM s’était engagé pour organiser des transferts vers la métropole pour une liste de détenus fauteurs de troubles.

L’UFAP UNSa Justice réclame l’accélération du processus de transfèrement afin de désengorger les geôles de Baie-Mahault sans oublier Basse-Terre avant qu’une mutinerie n’éclate comme cela a été le cas à Poitiers.

L’UFAP UNSa Justice somme une nouvelle fois l’administration de maintenir les ERIS sur place, d’augmenter les effectifs de cette structure de façon significative et de renforcer la sécurité tant passive qu’active.

 L’UFAP UNSa Justice à tous niveaux ne peut accepter plus longtemps l’absence de prise de conscience, de décisions et de moyens de la DAP.

Si nos revendications, plus que légitimes, devaient une nouvelle fois rester lettre morte, l’UFAP UNSa Justice saura prendre ses responsabilités.

Paris le,12 octobre 2016

Pour l’UFAP UNSa Justice

Le Secrétaire Général

Jean-François FORGET

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