HONTE À VOUS

HONTE À VOUS

Mercredi 9 novembre, tensions avec une personne détenue au C1.
1 porte claque, 1 doigt tombe au sol, ce doigt c’est celui d’un surveillant

Le morceau de phalange est vite ramassé par l’auxi d’étage qui le tend généreusement à la compagne de l’agent, surveillante également, et témoin de l’incident.

QUELLE HORREUR ! QUELLE SOUFFRANCE !

Mais cette souffrance aurait pu être atténuée si le réflexe avait été de le faire prendre en charge par le SAMU ou les pompiers. Mais non !
Accompagnée de la surveillante PEP qui leur a servi de chauffeur, c’est la femme du blessé elle-même qui est allé conduire son mari aux urgences de Limoges à 45 minutes du CD. HONTEUX

Personne n’a jugé bon de faire appel aux pompiers qui l’auraient évacué au plus vite en utilisant leurs moyens sonores et visuels, faisant gagner ainsi un temps précieux à une réparation chirurgicale urgente. HONTEUX

Il aura fallu 2h30 de souffrance au collègue pour qu’enfin on lui administre le traitement qui l’apaisera. HONTEUX

Que dire de la responsabilité que vous avez mis sur les épaules de la surveillante qui a pris le volant ? Avez-vous pensé un seul instant au stress que vous avez fait engendrer à cette personne. Avez-vous réfléchi quel aurait été son mal-être s’il était arrivé quelque chose sur la route ? (Accident de la circulation, malaise, arrêt cardiaque) HONTEUX

Mais les anciens diront qu’à Uzerche c’est une coutume, qu’on a déjà vu pire… ils se souviennent certainement d’un collègue victime d’un pneumothorax en cours d’honneur, dont on a appelé l’épouse pour qu’elle le conduise aux urgences, ou ces dizaines d’accidents du travail que l’on règle en « famille » sans appeler les secours…. HONTEUX

Si cela ne dévoile pas l’ensemble de votre côté pervers, il souligne néanmoins le dédain dont vous faites preuve à l’égard des personnels.

Qu’il n’y ait pas d’ambiguïté !

Ce message ne s’adresse pas à une personne en particulier, mais à l’ensemble de la hiérarchie du CD (Membres de la Direction, Capitaines, Lieutenants) qui laisse faire, ne prenant pas ses responsabilités, « vous êtes indignes » acceptant le tout et n’importe quoi lorsqu’il s’agit d’un « bleu » , fermant les yeux sur 2h30 de souffrance d’un agent. HONTEUX

2h30 de souffrance que vous n’auriez pas accepté pour, un inconnu dans la rue, une personne détenue, ou même pour votre chien. HONTEUX

Depuis, des années le bureau local UFAP UNSa Justice dénonce vainement ces situations en demandant que les agents blessés soient pris en charge et transportés par les services de secours adaptés.

Le jour où cette gestion calamiteuse des incidents entraînera des complications pour un agent blessé, NOUS, NOUS SAURONS PRENDRE NOS RESPONSABILITÈS.

Le 10 novembre 2016 Pour le bureau local
Le secrétaire
Dimitry FRERE

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