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L’UFAP/UNSa revendique l’ouverture de négociations statutaires et indemnitaires Envoyer
Écrit par JF. FORGET, Sec Gal   
Mercredi, 20 Janvier 2010 18:04

Une délégation de l’UFAP/UNSa composée de Jean François FORGET, Claude TOURNEL, Stéphane BARRAUT et David BESSON, Secrétaires Généraux, a été reçue lundi 18 janvier à 14h00 par le nouveau Directeur de l’Administration Pénitentiaire, Jean-Amédée LATHOUD.

Une délégation de l’UFAP/UNSa composée de Jean François FORGET, Claude TOURNEL, Stéphane BARRAUT et David BESSON, Secrétaires Généraux, a été reçue lundi 18 janvier à 14h00 par le nouveau Directeur de l’Administration Pénitentiaire, Jean-Amédée LATHOUD.

En préambule, le DAP nous a présenté son parcours professionnel, nous faisant état de son engagement certain au côté des Personnels, pour l’Institution Pénitentiaire. L’UFAP/UNSa prend acte de cet engagement !...

Par ailleurs, le Directeur nous a indiqué les orientations prioritaires de la Ministre pour cette année 2010 : la mise en œuvre de la Loi Pénitentiaire, le dossier concernant les violences en milieu carcéral et plus particulièrement celles à l’encontre des Personnels, le budget 2010 avec entre autre un rappel sur les difficultés rencontrées en cette fin d’année….

S’agissant de la Loi Pénitentiaire, l’UFAP/UNSa a informé le DAP qu’elle n’entendait pas que les Personnels subissent celle-ci, alors que ces derniers en attendaient beaucoup plus concernant leur reconnaissance et leurs conditions de travail.

L’UFAP/UNSa, par la voix de son Secrétaire Général, a une nouvelle fois dénoncé les incohérences de la loi, oubliant au passage les Personnels Pénitentiaires, allant jusqu’à mettre à mal leur autorité vis-à-vis de la Population Pénale (ex. : l’abaissement des quantums des sanctions disciplinaires).

Néanmoins, la Première Organisation Syndicale, force de propositions, ne souhaitant pas rester les deux pieds dans le même sabot, forte de ses déclarations, entend bien rebondir et dynamiser cette Loi à travers plusieurs propositions, comme sur le contenu de la procédure disciplinaire des détenus et la nomenclature des sanctions, la classification des détenus par profil, les mesures et peines alternatives à l’incarcération (ex. : développement du PSE ou PSEM avec l’investissement des Personnels de surveillance dans les SPIP, ou encore l’assignation des prévenus à résidence…) ; tout autant de mesures et dispositions nouvelles qui, appréhendées avec intelligence et les moyens qui s’imposent, doivent permettre d’identifier le Surveillant comme étant « l’élément incontournable » du dispositif de gestion de la population pénale et d’endiguer en partie la surpopulation pénale.

Pour l’UFAP/UNSa, la réussite de notre mission de service public au nom de la démocratie de ce pays, passe inévitablement par un recentrage de nos missions, une modernisation de nos organisations de travail, associer des moyens nécessaires et concentrer sur le « qui fait quoi, comment », avec comme point d’orgue un retour à l’autorité reconnue des Personnels Pénitentiaires !

L’UFAP/UNSa
a réitéré sa revendication visant la création d’établissements spécialisés, adaptés et à taille humaine ; la création de véritables quartiers arrivants et autres structures spécifiques, mais que cela devait s’accompagner des moyens adéquats contrairement aux ouvertures d’établissements actuels.

L’UFAP/UNSa a rappelé au DAP que quand bien même nous avions obtenu de la Ministre d’Etat, l’ouverture récente d’un groupe de travail sur les suicides des Personnels, ainsi qu’un autre groupe de réflexion sur les agressions, nous ne relâcherions pas la pression vis-à-vis de ce fléau croissant et alarmant. Des solutions doivent être apportées afin d’endiguer cette montée en flèche des agressions envers les Personnels de tous grades et la détresse des Agents qui peut aller jusqu’au suicide.

L’UFAP/UNSa a de nouveau porté une de ses principales revendications à savoir la transformation du statut spécial en « statut social » où les Personnels Pénitentiaires auraient la place qu’ils méritent, notamment avec l’accès aux garanties disciplinaires (droit à la défense).

Outre le rappel du protocole d’accord du 11 mai, notamment sur le TCCBS, les audits des établissements et la nécessité d’une négociation sur les emplois, l’UFAP/UNSa a demandé au DAP que les engagements pris lors de la signature du protocole d’accord concernant la réforme statutaire du 14 avril 2005 soient respectés ; rappelant que pour l’instant seuls deux jours de congés annuels sur les six garantis (8ème semaine de CA pour TOUS !) par le ministre Dominique PERBEN, sont indemnisés aux Personnels en service posté.

Restant dans le cadre statutaire, quand bien même une réforme en 2005,  l’UFAP/UNSa à d’ores et déjà fait savoir au premier représentant de cette administration, qu’elle travaillait sur une nouvelle réforme statutaire et indemnitaire, afin que la rémunération des Personnels de Surveillance répondent aux enjeux qui leurs sont demandés au regard de la Loi Pénitentiaire, des RPE et autres.
Tout travail mérite salaire !... Aujourd’hui la Première Organisation Syndicale considère que le compte n’y est pas et revendique, à l’instar de la Police Nationale, à l’aube des arbitrages du prochain projet de loi de finances triennal, l’ouverture de négociations !

Par ailleurs, l’UFAP/UNSa a souhaité aborder une nouvelle fois, le dossier RGPP de la DAP. Une révision de la carte pénitentiaire visant la suppression d’environ 70 à 80 établissements sélectionnés avec soin, en catimini par les têtes pensantes de la DAP, sur des critères nébuleux, concernant près de 4500 Personnels et leur famille, n’est pas acceptable !!...

D’autant qu’à ce jour, aucune communication précise n’est faite sur le sujet !... Pour l’UFAP/UNSa cette situation est malsaine et irrespectueuse à l’encontre des Personnels qui demain se retrouveront confrontés à un drame social.

S’il faut fermer des établissements pénitentiaires, alors parlons-en, mais que d’aucun s’assument !... Et que l’on nous disent les choses avec honnêteté, en commençant par la fermeture programmée et annoncée depuis des années de Basse-Terre avec l’ouverture d’un nouvel établissement attendu lui par les Personnels, par exemple ????

L’UFAP/UNSa dénonce la méthode et condamne ce plan de délocalisation « made in privé » à grande échelle.

Aussi, depuis l’été dernier, dès la découverte des premières informations officieuses sur le sujet, l’UFAP/UNSa s’emploie auprès de notre nouvelle Ministre, pour tenter d’infléchir la position et les orientations programmées précédemment. A ce jour, la seule certitude que nous ayons : c’est qu’il y aura bel et bien un vaste plan de fermetures d’établissements. L’UFAP/UNSa avait malheureusement vu juste l’été dernier !

Actuellement, l’unique éclaircie à l’horizon, vient des échanges entretenus avec Michèle ALLIOT-MARIE et des annonces qu’elle a faites lundi après-midi à la presse. A savoir, qu’elle n’était pas pour des nouveaux établissements trop grands, mettant le projecteur sur les petites structures qu’elle souhaite conserver si elles sont viables ; quitte à les réhabiliter en CSL, CPA, établissements nouveau concept ou encore courtes peines.

Certains messages passés semblent avoir trouvé échos, mais sur quelle portée ????

L’UFAP/UNSa doit à nouveau rencontrer la Chancellerie sur ce dossier qui n’est pas clos et invite l’ensemble des Personnels à se sensibiliser avec elle autour de cette révision de la carte pénitentiaire.

Pour finir le DAP nous a fait savoir qu’il était attaché au dialogue social et que cette réunion était une première prise de contact.

L’UFAP/UNSa en prend acte et si elle aura apprécié l’esprit de cette première rencontre, elle jugera l’homme et son action en fonction de ses actes !!... Affaire à suivre …………...

 

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