UFAP-UNSa Justice - 1er Syndicat Pénitentiaire

UR de Lyon - Communiqué de Presse - Cour d'Assises du Rhône

Écrit par UFAP- UNSa Justice de Lyon.

COUR D’ASSISES DU RHÔNE :

La Surveillante d’établissement pénitentiaire

Lydia DEFOSSEZ reconnue comme partie civile

Depuis le 21 janvier dernier se déroule aux Assises du Rhône le procès du présumé commanditaire du meurtre du détenu Sghaïr LAMIRI à la prison de Varces/Grenoble abattu par un sniper extérieur le 28 septembre 2008.

Ce procès initialement programmé en avril 2012 avait dû être reporté en raison du suicide à la prison de Lyon Corbas du présumé tireur, Marcel EGEA.

Le 28 septembre 2008, Lydia DEFOSSEZ, surveillante dans le poste promenades de la maison d’arrêt de Varces/Grenoble avait dû faire face à un stress intense qui expertise à l’appui, lui a fait perdre son bébé alors qu’elle était enceinte de 6 mois.

Depuis ce 28 septembre 2008, c’est un véritable calvaire qu’elle a affronté seule ou presque face à une administration pénitentiaire et un ministère de la Justice qui ont mis beaucoup trop de temps à apporter le soutien qu’elle était en droit d’attendre.

Présente depuis le début du procès en vue de faire reconnaitre sa partie civile qui n’avait pu l’être jusque là, Lydia DEFOSSEZ vient de voir enfin acceptée celle-ci. Ainsi, « la mort fœtale in utéro » d’Estéban, son fils mort-né, est reconnue comme la conséquence des tirs sur le détenu abattu devant ses yeux dans la cour de promenade de Varces/Grenoble.

L’Union Régionale UFAP-Unsa Justice de Lyon se félicite de cette décision qui, si elle ne réparera pas la totalité des préjudices, contribuera sans nul doute à l’apaiser ainsi que sa famille dans le temps.

En l’attente de l’audience en intérêts civils à venir, l’Union Régionale UFAP-Unsa Justice de Lyon remercie ses avocats parisiens Maitres Pascal WINTER et Anne-Sophie RODRIGUES qui ont su intervenir dans cette situation avec toute la conviction qu’on leur connait.

 

 

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