LUTTE CONTRE LA RADICALISATION : LE MINISTÈRE ET LA DAP A LA « DÉ » RIVE

Le 09 novembre, le ministère de la Justice a dévoilé sa nouvelle trouvaille pour lutter contre la radicalisation : le programme « RIVE » (Recherche et Intervention sur les Violences Extrémistes) mené dans le plus grand secret, en milieu ouvert, par l’administration pénitentiaire depuis presqu’un an.

Il s’agit d’une prise en charge individualisée, sous la contrainte d’une décision de justice. Elle est mise en œuvre par un prestataire associatif : l’APCARS (Association de Politique Criminelle Appliquée et de Réinsertion Sociale), association sortie de nulle part et administrée par d’anciens génépistes et autres utopistes carcéraux !…

« RIVE » concerne actuellement 14 individus mis en cause dans des affaires de terrorisme en lien avec l’islam politique ou pour en avoir fait son apologie. Désengager les terroristes, ou leurs supporteurs, de la violence extrémiste et les réinsérer dans la société est-il un objectif ou un leurre ?…

Pour faire simple, demain en France, il sera possible de revendiquer la mise en place d’un état islamique dès lors que le mode d’action utilisé n’est pas le terrorisme… Hallucinant !

Le projet « RIVE » s’inscrit dans la continuité de la politique menée par le ministère de la justice depuis 2015 : le traitement social du phénomène. Si ce projet se garde bien de prétendre qu’il permettra un retour des individus dans le droit chemin républicain, « RIVE » ouvre cependant la boite de Pandore.

Pour l’UFAP UNSa Justice, ce dispositif n’est rien d’autre qu’un nouveau substitut, un placébo au groupe auquel appartenaient préalablement ces individus. La communication sur ce projet laisse songeur à un mois de l’annonce d’un énième plan national de lutte contre la radicalisation. Il est utile de rappeler à nos gouvernants que l’islam militant et politisé donne des explications sur tous les sujets et offre une solution globale.

Pour notre Organisation Syndicale, l’éventuelle duplication de ce programme en milieu fermé serait une erreur stratégique de plus !… L’urgence réside aujourd’hui dans la prise d’une décision politique forte ; celle de créer des établissements pénitentiaires adaptés à ces profils : niveau de sécurité élevé, étanchéité totale !

Les actuels Quartiers d’Évaluation de la Radicalisation (QER) n’ont jamais eu pour vocation à couper les terroristes et leurs soutiens du reste de la population pénale, au contraire !… C’est l’impact du reste de la détention que la DAP cherche à limiter lors de cette période d’évaluation. En bref, on marche sur la tête !… Pire, pour ces dirigeants, l’heure n’est pas au regroupement au sein de structures étanches mais à l’évaluation, aux programmes individualisés et à la dispersion tout azimut !… ATTENTION DANGER IMMINANT !

Paris, le 15 novembre 2017

Pour l’UFAP UNSa Justice,

Le Secrétaire Général,

Jean-François FORGET

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