Maintenant, on fait le bilan!!! – Poitiers-Vivonne CP

Le 12-09, lors de la mutinerie, la seule préoccupation de notre petite direction était que ses chérubins de détenus aient pu se restaurer convenablement et s’endormir calmement, pendant que les personnels s’activaient, tous exposés aux émanations de fumées et aux flammes.

AUCUNE INFORMATION, AUCUNE PRISE DE DECISION, AUCUNE COMMUNICATION

Rien de rien !!!

Le collègue s’étant fait bousculer et subtiliser les clés n’a pas été ménagé car. Personne ne l’a reçu avant plusieurs heures, le laissant planté là sans aucune considération .Il a même reçu l’ordre de faire la distribution du repas à 1h du matin …

Il est à noter aussi que les collègues des miradors et du PCC n’ont pas été relevés pendant 7 heures, ni doublés, et laissés sans aucune consignes … Honteux !

Notre direction oublie trop souvent que sans les agents de terrain, la boutique ne tourne pas. LAMENTABLE. Il a fallu pleurer de pauvres bouteilles d’eau pour les agents.

L’UFAP UNSa justice apporte son soutien inconditionnel à tous les personnels qui, lors de cet événement majeur, ont fait preuve d’un grand professionnalisme, malgré un imbroglio complet dans une chaîne de commandement complètement dépassée.

Merci à ceux qui sont venus sur leur RH et leur CA, ceux qui ont mis leur famille de côté pendant que leurs supérieurs, en cellule de crise, se goinfraient de sandwichs et pizzas, convoitant déjà leurs futures récompenses accrochées a leur jolie chemise blanche.

L’établissement en état de siège, dans une pagaille incommensurable, avec des personnels usés, fatigués et par-dessus le marché INTOXIQUES, continue de fonctionner sans aucune prise en charge de agents exposés, essuyant les ordres, les contre-ordres et le désordre.

Le 13-09, à 7h les agents du terrain ont dû faire face à un manque d’investissement de la hiérarchie.  A l’appel, les agents et les gradés présents ne pouvaient que constater l’absence d’officiers, de directeurs et en plus, aucune consigne. Il aura fallu attendre 9h  pour que se présente un attaché.

En début d’après-midi, un autre départ de feu au rez de chaussée du CDH parfaitement maîtrisé par les agents.

Pendant ce temps à la Maison d’Arrêt, la tension est à son comble et le risque d’incident est derrière chaque porte, malgré les ERIS en soutien.

Ce n’est plus supportable.

Après de nombreux échanges avec le Secrétaire Général et le DAP adjoint, l’UFAP UNSa a enfin été entendue, et a obtenu le transfert de l’intégralité du CDH sous 48h.

L’UFAP UNSa apporte son soutien aux collègues travaillant encore dans le bâtiment brûlé,

exposés aux risques électriques et au monoxyde de carbone.

L’UFAP UNSa réclame une reconnaissance et une gratification nationale pour tous les agents qui ont œuvré dans ce chaos.

L’UFAP UNSa dénonce une fois de plus, la gestion en mode dégradé largement utilisée sur le Centre Pénitentiaire de VIVONNE. qui ne fait qu’épuiser les agents et les faire travailler en insécurité.

L’UFAP UNSa demande qu’une fouille générale soit organisée sur l’établissement.

Le Bureau Local du CP POITIERS VIVONNE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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