– Mais jusqu’où va-t-on aller ? –

Ce jeudi 15 juin le bureau local UFAP a souhaité interpeller le corps d’encadrement de notre établissement. Depuis quelques temps des surveillances spécifiques ont vu le jour sur certains détenus de notre établissement.
Cela consiste à aller s’assurer régulièrement, toutes les heures et parfois même pour certains cas toutes les 30min, que le détenu va bien.

Ça c’est pour la journée.

Quelle ne fut pas notre surprise de voir que des surveillances spécifiques sont désormais passées en surveillances renforcées pour les services de nuit.
C’est à dire que pour certains détenus les rondes réglementaires de nuit ne suffisent plus. Il en faut en plus !!! A chaque relève mirador, il faut aller contrôler que nos chers détenus dorment bien.
Entre les rondes et les relèves miradors ce n’est pas moins de 7 fois que les agents doivent les contrôler.

A quand un surveillant faisant le planton derrière la porte du détenu toute la nuit ?

A quoi servent les interphones dans les cellules des détenus ?

Autant de questions qu’il est légitime de se poser au vu de la situation.

Le bureau local UFAP dénonce cette incohérence : le seul résultat consiste à réveiller un « suicidaire » ou « vulnérable » 7 fois dans la même nuit. C’est donc VOUS qui mettez en danger l’intégrité de ces détenus !!!!
Pour rappel, en 2010, c’est sur le plan national qu’avait été dénoncé les effets négatifs de tels dispositifs (rondes DATI), depuis abrogés, qui voyaient la multiplication des contrôles sur les personnes détenues les plus fragiles pendant la nuit. Apparemment à EYSSES ont a « un peu » de retard !!!

Le bureau local UFAP appelle donc notre encadrement à retrouver son sang-froid.

Avec ces belles journées d’été ensoleillées de tels parapluies sont inutiles !!!

Pour le bureau local UFAP:
Le secrétaire adjoint Ruivo Carlos

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