Mise en danger des personnels bis.

Madame la chef d’établissement.
Suite à notre courrier du 12 mars, vous alertant sur la problématique des escortes médicales, il n’aura fallu attendre qu’un jour pour qu’une catastrophe programmée ne se produise.

Hier, 13 mars, un détenu est en état de crise, il est très excité, menace, profère des « Allah akbar ».
Ce comportement incontrôlable déclenche une urgence et il est envoyé sur l’hôpital de Jonzac avec une composition d’escorte made in Bédenac, un chauffeur et un agent. Ce détenu était escorte 1, avait déjà été extrait à plusieurs reprises et venait de bénéficier d’une permission de sortie de 6 jours, MAIS, plusieurs signalements sur son changement de comportement avaient été faits depuis le 11/03.
Pour l’UFAP locale ceci est inacceptable.
Au vu de la dangerosité de cet individu, l’escorte aurait dû être renforcée.
On peut se poser légitimement la question de savoir pourquoi dans de telles circonstances la demande d’H.O. ne se fait pas directement depuis le C.D. sachant en plus que nous disposons d’une cellule C.P.R.O.U. toujours inutilisée à ce jour.
La situation s’est dégradée au sein de l’hôpital, ce détenu particulièrement dangereux a tenté de s’évader en se soustrayant à la garde du personnel mettant ici en évidence les carences du dispositif mis en place.
Pour l’UFAP locale vous êtes responsable de cette situation.
Ce n’est que grâce à la vigilance, à la maîtrise et au sang-froid des deux agents que le pire a été évité, faisant preuve d’un grand courage et d’un grand professionnalisme, ils ont maitrisé le détenu empêchant ce dernier de se faire la belle.
Nous demandons que ces agents soient officiellement félicités à la hauteur de leurs actes.
Nous exigeons le transfèrement de ce détenu dans les plus brefs délais
Ce lamentable événement met une nouvelle fois en lumière les failles de votre politique concernant les escortes, de plus vers 19h30 pour couronner l’incident, le 1er surveillant de journée n’a pas été en mesure de joindre la permanence de l’établissement pour rendre compte de ces faits.
Ce n’est que vers 21h30 que l’officier de permanence a rappelé le CD pour se soucier de la situation.
Une mesure de renforcement de l’escorte aurait pourtant dû être prise immédiatement !
Soulignons au passage que le 1er surveillant de journée a prévenu les forces de l’ordre mais personne ne s’est déplacé…..
Nous demandons aux 1er surveillants de contacter la permanence de la DI, dès lors que nos officiers sont aux abonnés absents.

Une nouvelle fois nous réitérons nos propos : en l’état les agents ne pourront être tenus pour responsable de tout incident lié aux escortes médicales ou autres organisées sous votre commandement.

N’attendons pas qu’un détenu s’évade, que des personnels soient blessés pour enfin réagir !

Dans l’attente, veuillez croire, Madame la Directrice, en l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour l’UFAP local :

R.BLONDEL Secrétaire local

L’Union Régionale de Bordeaux soutient notre camarade Thierry Cordelette
« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »

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