MOBILITÉ DES C.P.I.P : Les masques tombent…

Le 15/02/2017, s’est tenu à la Direction de l’Administration Pénitentiaire, un CT-SPIP de repli. Bien que nous ayons boycotté le CT-SPIP de la veille, notre organisation n’a eu d’autre choix que d’être présente. En effet, en l’absence de quorum, la D.A.P se serait fait une joie de valider l’ensemble des textes proposés à l’ordre du jour, et notamment celui en lien avec les critères de mobilité des C.P.I.P.

Toutefois, afin de rester fidèle aux personnels, l’UFAP UNSa Justice a précisé qu’elle ne siégerait que sur le point de la mobilité.

C’est donc encore à une Administration campée sur ses incohérences que l’UFAP UNSa Justice a fait face. L’Administration s’acharne à présenter un texte qui a pourtant déjà été examiné en CT-AP et dont l’avis est sans appel : Ce projet de mobilité est dénué de sens et ne répond pas aux demandes du terrain. Les CPIP veulent de réelles avancées sociales !

Et pourtant, les O.S siégeant à la CAP des CPIP ont bel et bien voulu débattre de ce texte, faisant ainsi preuve d’un immobilisme latent.

Les débats ont fait émerger les éléments suivants :

  • La création d’un rang de classement, transmis aux agents lors de la demande de mobilité : cette demande portée par l’UFAP UNSa Justice, a fait l’objet d’une véritable volte-face des organisations syndicales siégeant en CAP : il y a quelques semaines, elles trouvaient cela « sans intérêt » … La semaine d’après « elles n’y sont pas farouchement opposées » … et voilà qu’aujourd’hui, « elles votent pour » !… A l’UFAP UNSa Justice on a coutume de dire : « ce n’est pas la girouette qui tourne mais bien le vent » … Quoiqu’il en soit, c’est une victoire pour le droit des personnels ! l’UFAP UNSa Justice se réjouit de cette avancée qui redonnera de la transparence à ces CAP de mobilité.
  • La réintroduction du dispositif particulier (trajet très contraignant), relatif au rapprochement de conjoint: bien que l’UFAP UNSa Justice ait rappelé le caractère non réglementaire de ce dispositif. L’Administration a fait le choix de le réintroduire… quitte à ce que cette décision fasse l’objet de recours auprès du tribunal administratif.
  • La modification du point relatif à l’ancienneté dans l’Administration Pénitentiaire : lors du précédent CT-AP, l’UFAP UNSa Justice a fait le choix de s’abstenir sur cette question, l’Administration n’ayant transmis aucune étude d’impact sur le sujet. Dans la foulée, notre organisation a fait ses propres simulations, et il apparaît que cet amendement, porté par la seule organisation qui ne siège pas au CT-SPIP est dénué de sens. C’est donc un retrait de ce point qui a été voté à l’unanimité.
  • La priorité aux originaires d’Outre-Mer : L’UFAP UNSa Justice a fermement défendu ses positions sur cette thématique. L’Administration a admis lors du dernier CT-AP, qu’il fallait en moyenne entre 15 et 90 points pour muter en Outre-Mer, pourtant, avec le soutien des autres O.S siégeant CT-SPIP, elle persiste dans l’attribution d’un quota superficiel fixé à 3 points, qui ne créera en rien une priorité.

L’UFAP UNSa Justice fervent défenseur de l’égalité sociale pour tous les personnels, s’est insurgée contre cette proposition et a rappelé le vote définitif de la loi égalité réelle Outre-Mer, qui rendra d’ores et déjà cette proposition caduque…

Cependant, l’UFAP UNSa Justice n’a pu que constater la volonté indéniable, de la coalition CGT/SNEPAP/CFDT, à balayer d’un revers de main cette question essentielle. C’est donc forte de ces convictions, que l’UFAP UNSa Justice a de nouveau demandé le vote de l’amendement suivant : l’attribution d’une bonification de 300 points aux personnels originaires d’Outre-Mer, entraînant de facto, une réelle priorité.

Le résultat : Vote favorable de l’UFAP UNSa Justice– Vote défavorable des frères siamois : CGT, SNEPAP et CFDT !

Comment cautionner, que face à l’Administration, ces derniers émettent un avis défavorable sur la question ?

C’est scandaleux de constater que pour ces trois organisations, la priorité ultra-marine ne représente ni une revendication, ni un combat, mais simplement une manne électorale…

Le discours tenu aux personnels ultra-marins est tout simplement un mensonge indigne !

L’UFAP UNSa Justice dénonce cette ambivalence néfaste pour les personnels !

Au final, c’est donc un texte revenu quasi à l’initial et toujours sans ambition, qui a été proposé au vote des Organisations Syndicales. C’est donc fidèle à ses valeurs que l’UFAP UNSa Justice, a voté CONTRE ce texte, contrairement aux trois autres O.S du CT-SPIP.

Là où on touche le fond, c’est lorsque certaines organisations moralisatrices, telles que le SNEPAP-FSU, tombent dans la cogestion. Dans une communication datant du 14 février 2017, celle-ci fait, le constat du « mépris » affiché par l’Administration, sur une thématique primordiale : Le relevé de conclusions FIP… Et pourtant, elle décide sciemment d’aller discuter un référentiel et un manuel, qui vont ensevelir les personnels sous de nouvelles exigences !

Comment une organisation peut-elle faire cela et encourager dans le même temps les personnels à la révolte et à l’action ? Encore un bel exemple de loyauté envers les personnels…Ces derniers s’en rappelleront.

 Idem, lors de ce CT-SPIP de repli ! Alors que l’UFAP UNSa Justice et une des O.S majoritaires ont fait le choix de quitter la salle, par respect pour la mobilisation massive des personnels, le SNEPAP-FSU et la CFDT INTERCO, ont fait le choix incompréhensible de rester discuter avec l’Administration ! L’exemplarité est à géométrie variable pour ces derniers !…

L’UFAP UNSa Justice exige la fin de ces comportements déloyaux et schizophrènes…

L’UFAP UNSa Justice dénonce cette politique du double discours…

A Paris, le 16/02/2017

Pour l’UFAP UNSa Justice

Les élus du CT-SPIP

160217- Mobilité CPIP- Les masques tombent…

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