PAU : L’EFFORT DE GUERRE

Depuis plus de deux mois, l’établissement est confronté à un manque de personnel de tout bord que ce soit les personnels de surveillance, les gradés, les administratifs, les officiers …
Ce manque de personnels est dû à plusieurs facteurs, des absences sur une moyenne et longue période d’agents ayant de gros problèmes de santé, des postes vacants qui ne sont pas pourvus, des départs à la retraite qui ne sont pas remplacés, sans compter un agent mis à disposition au SPIP 64.
Je vous pose la question, Monsieur le Chef de Maison d’Arrêt, où se trouve donc notre « fameux confort » que vous prônez à cor et à cri au sein de notre établissement ?
Il en résulte que chacun d’entre nous contribue à ce que l’on pourrait appeler « l’effort de guerre », les agents postés et l’équipe 12H étant mobilisés pour tenir le quartier mineur (sans aucune formation au préalable) et les postes fixes en soutien de l’agent posté à la porte d’entrée.
Ensuite, le major QF est en renfort au greffe, les surveillantes du QF en poste à la porte de détention, les 1ersurveillants fixes effectuant des nuits pour soulager le planning de leurs collègues.
Sans oublier l’officier infra et le major BGD qui se partagent les taches du poste de chef de détention en l’absence de celle-ci et les rappels effectués par les agents 12H du QM et du QD pour suppléer leurs collègues absents.
Tout cela étant fait pour que l’établissement fonctionne dans de bonnes conditions, mais cela aura certainement un impact à moyen terme sur l’ensemble des personnels qui effectuent ces efforts au détriment de leurs vies familiales et de leurs santés à force de trop tirer sur la corde !

En revanche, le bureau local UFAP/ UNSa ne peut tolérer que sur les feuilles journalières de service des agents, des postes ne soit pas pourvus !
Nous savons pertinemment que notre cher CE se met en quatre pour faire baisser les heures supplémentaires, quelle ironie avec le manque de personnel actuel et quelle négligence pour la sécurité de ses agents.
Que fait notre Chef d’établissement pour trouver des solutions, RIEN, (mis à part des réunions stériles !) pourtant notre bureau local lui en a proposé certaines, il a même obtenu avec le soutien de la région la publication du poste de l’économat en CAP, pas des miracles certes, mais de quoi soulager tout de même l’ensemble des personnels fournissant ces efforts.
Monsieur le chef d’établissement, le bureau local UFAP/UNSa vous recommande vivement de réagir avant que le bateau ne coule au fond des abysses, après il sera trop tard…

Le secrétaire local UFAP/UNSa – MA PAU
VIGIER Eric
Le 10/11/2017

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