Petite mise au point sur l’accord « PPCR » :

« Les Chiens aboient et la caravane passe… »

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que certaines Organisations Syndicales s’égosillent sur l’application de l’accord PPCR signé entre autres, par l’UNSa en interministériel en octobre 2015.

En effet, pour la CGT, FO et d’autres syndicats non représentatifs, l’UFAP UNSa Justice serait responsable de tous les maux de la terre et aurait soi-disant signé cette fameuse réforme PPCR, qui à les entendre fait perdre de l’argent aux Personnels !….

Mais comment peut-on raconter autant de conneries afin de critiquer pour exister ?!…

Cet accord qui permet à l’ensemble des fonctionnaires (toutes catégories) sur les trois versants de la Fonction Publique (Etat, territoriale et hospitalière), d’avoir une redéfinition des grilles et/ou une revalorisation indiciaire sur 3 ans, n’a pas été signé par notre Organisation Syndicale au niveau pénitentiaire, mais bel et bien au niveau de la Fonction Publique. Ça c’est déjà le premier point !…

Pour autant, l’UFAP UNSa Justice assume la signature de cet accord par l’UNSa. Mieux, elle assume et revendique la signature du relevé de conclusions signé le 14 décembre 2015 avec la ministre de la Justice actant la mise en place du PPCR au sein de l’administration pénitentiaire.

Là où cela devient cocasse et médiocre, c’est quand on regarde ceux qui ont signé ce relevé de conclusions le 14 décembre 2015 et que l’on y retrouve la signature de certains de nos pourfendeurs, à savoir, FO pénitentiaire et la CGT pénitentiaire !

Ils n’en veulent pas mais l’ont acté en signant le relevé de conclusions du 14 décembre 2015 !…

Donc, soit ils prennent les gens pour des cons, soit ils signent des relevés de conclusions sans savoir ni comprendre ce qu’ils signent !… Pire, cela laisse entendre qu’ils n’ont pas consulté la base à l’époque ou bien, qu’ils lui tournent le dos aujourd’hui !

Allons !… Soyons sérieux !… Cet accord signé par l’UNSa met fin à près de six années de blocage du point d’indice — gel d’une durée sans précédent depuis la Libération.

Les conséquences sont loin d’être anodines sur le plan budgétaire. La revalorisation représentera un surcroît de dépenses d’environ 2,4 milliards d’euros par an pour l’Etat, les collectivités locales et les hôpitaux publics (un peu plus de 1,8 milliard d’euros).

Ainsi, le « protocole sur les Parcours Professionnels, les Carrières et les Rémunérations », rédigé au début de l’automne 2015, prévoit de refondre les grilles indiciaires, améliorant au passage la rémunération des agents de l’Etat.

Par ailleurs, cet accord comporte aussi une hausse de 1,2% (en deux fois) du point d’indice servant à calculer les rémunérations des fonctionnaires, gelé depuis 2010. Une première revalorisation de 0,6 % a eu lieu au 1er juillet 2016 ; une seconde, de 0,6 %, a eu lieu au 1er février 2017.

Maintenant, mettons le focus sur les Personnels pénitentiaires et le mécanisme du PPCR :

La première année de sa mise en œuvre correspond à une transformation d’un montant des primes en points d’indices qui permettra d’améliorer l’indice de calcul pour la retraite. Plus concrètement, cela revient pour chacun à l’équivalence d’un point de PSS supplémentaire dans le calcul des droits à pension.

Nos détracteurs nous affirmeront haut et fort, que cela est de la poudre de perlimpinpin et pourtant quand ils obtiennent à nos côtés un ou deux points de PSS pour les Agents, ils s’en félicitent et ils ont raison! Alors, allez savoir pourquoi là en l’espèce, ils crachent dans la soupe ?!…

Ensuite, il s’agit d’une refonte des grilles assez importante pour les Corps Communs et les Personnels Techniques, sans oublier le CEA, les Officiers et les PIP ainsi qu’une revalorisation indiciaire sur trois ans, permettant pour tous des gains allant de 12 à 25 points au terme des 3 années.

Reste l’augmentation de la durée de carrière où, effectivement, quelques échelons passent de 2 ans à 2 ans et demi. Là encore, ces trublions oublient volontairement de parler des reclassements avec des majorations d’échelons ou bien de la grille des Surveillants pour ne parler que d’elle, qui se voit modifiée dès 2017 avec la suppression de l’échelon exceptionnel qui devient un échelon linéaire et dès 2018 la suppression du 13ème échelon permettant au contraire de gagner en dynamique. L’augmentation de la durée d’échelon étant compensée par la disparition de 2 échelons !

Enfin voilà, autant d’éléments que nous sommes à même d’expliquer afin que tous puissent comprendre réellement les enjeux et les conséquences du PPCR. En tout état de cause, il est impossible d’être perdant (il y a des textes Fonction Publique garantissant ce droit), surtout quand on regarde le coût global de cette réforme PPCR qui se monte à près de 5 milliards d’euros. Ils nous diront peut-être que 5 milliards ce n’est pas grand-chose!…

A l’UFAP UNSa Justice, nous disons que ce qui est pris est pris !…

Pour mémoire au 1er janvier 2006, un Surveillant avait son échelon sommital (échelon exceptionnel) à l’indice 429. Avec les avancées que nous avons obtenues depuis et à l’issue du PPCR, cet échelon sera devenu linéaire et revalorisé à l’indice 473 : soit 44 points d’augmentation. C’est-à-dire 205€/net par mois.

Et cela ne prend pas en compte que depuis la réforme signée par l’UFAP UNSa Justice en 2013, les promotions de Surveillants au grade de Brigadier se font actuellement aux alentours de l’échelon 7 et permettent ainsi à tous de prétendre à l’indice terminal 483 dès 2020.

Nul doute que dans quelques années, à refaire l’histoire, ils s’attribueront auprès des nouvelles recrues ces avancées ; oubliant généreusement qu’aujourd’hui ils crient haut et fort que nous faisons perdre de l’argent aux Personnels en mettant en avant le net de la fiche de paie qui n’évolue pas, voire qui régresse.

Là encore, quelle honte de manipuler les choses !…

La réforme du PPCR n’est pas encore effective sur tous ses aspects et en trompe l’œil nos détracteurs oublient volontairement les conséquences de la réforme sur les retraites et l’augmentation du taux de pension civile au 1er janvier de chaque année, qui induit de fait une baisse de nos traitements.

Pour le coup, ce qu’ils omettent de dire, c’est qu’effectivement sans la réforme signée par l’UFAP UNSa Justice en 2013, les différents relevés de conclusions et PPCR, de par la réforme des retraites le salaire mensuel des Personnels pénitentiaires aurait diminué de plus de 200€ net.

Mais cela, ce n’est pas syndicalement correct de le dire, surtout quand il s’agit de mettre en évidence les avancées obtenues par la Première Organisation Syndicale !

Plutôt que regarder le train passer et dénigrer ce que fait la Première Organisation Syndicale en balançant des contrevérités, il serait judicieux pour eux et surtout dans l’intérêt des Personnels, d’analyser ce qu’ils ont obtenus ces dernières années… A savoir rien ou pas grand-chose !

Alors continuez à écrire, mentir et cracher sur l’UFAP UNSa Justice si cela vous fait du bien !… Nous, nous en avons assez à faire et restons déterminés à obtenir la reconnaissance légitime que mérite les Personnels pénitentiaires, à faire reconnaître nos métiers, sans jamais oublier la défense et l’amélioration des conditions de travail de nos Collègues.

Ce sont nos seules raisons d’être et d’exister !… Pour le reste, les discussions de bac à sable ne nous intéressent pas !

Paris, le 02 juin 2017

Pour l’UFAP UNSa Justice

Le Secrétaire général,

Jean-François Forget.

2.06.2017 – Tract UFAP UNSa Justice – PPCR

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