PIP : COMPTE-RENDU DE L’AUDIENCE À L’ÉLYSÉE

l’UFAP UNSa Justice rencontrait à l’Elysée, les Conseillères Justice du Président de la République et du 1er Ministre. Cette rencontre venait en lieu et place de celle initialement prévue le 25 Janvier 2018, et ayant été reportée du fait du dernier conflit social au sein de l’Administration Pénitentiaire.

Pour  l’UFAP UNSa Justice, il était urgent de faire part au politique, de la colère grandissante des personnels d’Insertion et de Probation, suite au report de leur réforme statutaire.

Notre organisation syndicale a rappelé que l’obtention de notre réforme statutaire découlait d’un conflit social historique. Conflit qui a duré 6 mois et mobilisé l’ensemble des personnels œuvrant dans les S.P.I.P.

Nous avons également souligné que les Personnels d’Insertion et de Probation, constituent le deuxième corps de la Direction de l’Administration Pénitentiaire et représentent le maillon fondamental de la chaîne pénale.

L’UFAP UNSa Justice a mis en valeur, qu’à ce jour, les CPIP suivent près de 250 000 personnes dont 169 000 en milieu ouvert.

C’est pour cela, que notre réforme statutaire, au-delà du message politique et de l’engagement solennel pris par le précédent gouvernement, devait bel bien reconnaître et asseoir ce rôle central et essentiel des C.P.I.P  au sein de la chaîne d’exécution des peines.

A ce titre, la 1ère organisation syndicale, a mis l’accent sur le fait que la prévention de la récidive est réalisée quotidiennement par des C.P.I.P investis et compétents, mais hélas toujours moins valorisés, toujours moins reconnus.

D’autre part, nous avons souhaité profiter de cet échange, pour alerter le gouvernement quant aux problématiques fondamentales de notre profession : montée des risques psycho-sociaux, multiplicité des charges de travail, sous-effectifs chroniques, un parc immobilier inadapté…

En tout état de cause, un gouvernement qui se veut européaniste, ne peut piétiner les règles européennes de Probation, particulièrement quand celles-ci édictent clairement que la priorité doit être mise sur : la rémunération, le statut et les effectifs !

Pour l’UFAP UNSa Justice, dans une société où la justice se doit d’être exemplaire, ce gouvernement ne peut organiser sciemment un déni de démocratie !

Comment  peut-il déployer des « Chantiers Justice », pour lesquels l’adhésion des personnels sera primordiale, quand les acquis sociaux sont remis en question!…

Il est donc inenvisageable que les C.P.I.P se voient dépossédés de plusieurs milliers d’euros, quand on sait que le décalage de la réforme entraînera une perte salariale pouvant  aller de 378€ à 4716€, selon le grade et l’échelon.

 Ainsi, dans une démarche de dialogue social, l’UFAP UNSa Justice, en tant qu’O.S majoritaire de ce ministère, a exposé sa demande de rattrapage statutaire de l’année 2018, sur 2019 et 2020, soit la mise en œuvre de la réforme sur 2 ans (2019-2020) au lieu de 3 ans (2018-2020).

A notre demande, le gouvernement s’est engagé à évaluer rapidement celle-ci, au travers d’un chiffrage budgétaire. Une réponse nous sera apportée avant la fin du mois de Février.

En conclusion, l’UFAP UNSa Justice, a défendu avec force et conviction les revendications du terrain. Cette audience aura permis, de non seulement porter notre demande de rattrapage statutaire, mais aussi de rappeler que :

La Pénitentiaire, c’est aussi NOUS !

 

 

A Paris, le 07/02/2018

Pour l’UFAP UNSa Justice

Les Secrétaires Nationaux F.I.P.

080218-CR Audience Elysee

Related posts