PLAN DE SECURITE PENITENTIAIRE ET ACTION CONTRE LA RADICALISATION VIOLENTE : LES SPIP AU CŒUR DU DISPOSITIF !

Le 25/10/2016, l’UFAP UNSa Justice a été conviée place Vendôme, pour une réunion d’annonces concernant le Plan pour la Sécurité Pénitentiaire et les Actions contre la radicalisation violente.

Cette réunion a donc été l’occasion pour le Garde des Sceaux d’annoncer :

La création d’une sous-direction de la sécurité pénitentiaire ;

La création d’un bureau central du renseignement pénitentiaire ;

Un renforcement de la lutte contre la violence et la radicalisation, au travers de la fin des Unités Dédiées (UPRA) et l’organisation d’un nouveau dispositif composé de :

o 6 quartiers d’évaluation de la dangerosité de l’individu dans des conditions optimales de sécurité ;

o 100 places réservées en MC pour les profils les plus difficiles ; o Création de structures spécifiques dans 27 établissements ;
o Une procédure d’anticipation de la libération.

Toutefois, encore et toujours, les S.P.I.P restent au cœur de ces Actions !

En effet, outre le renforcement des binômes de soutien (40 emplois supplémentaires) qui continueront d’intervenir dans des conditions d’emplois plus qu’incertaines (contractuels), la Chancellerie a décidé de passer en force sur la question de la spécialisation en matière de radicalisation violente !

Alors que l’UFAP UNSa Justice et les autres organisations Syndicales du CT-SPIP ont voté « CONTRE » ce principe lors des différentes instances, le Garde des Sceaux acte dans chaque S.P.I.P : la création d’un référent « prévention de la radicalisation violente », chargé d’assurer en priorité le suivi des individus correspondant à ce profil.

L’UFAP UNSa Justice l’a déjà dit : Cette décision revient à concentrer toutes les difficultés et responsabilités, bien trop lourdes, à un seul et même agent au sein d’un service !

Pour faire passer la pilule, la Chancellerie prévoit d’accorder aux CPIP désignés contraints, « une décharge d’activité pouvant aller jusqu’à 50% » OU ALORS « de se faire épauler par un collègue ». Merci Monsieur le Ministre…Une fois de plus, c’est donc sur les épaules des C.P.I.P, déjà surchargés et en manque d’effectifs que vont reposer ces prises en charge.

Mais soucieux de ne pas dépouiller un peu plus les services, le Garde des Sceaux dans sa grande mansuétude, prévoit de recruter 90 CPIP…CONTRACTUELS !

Contractuels qu’il faudra au passage former !

Au Ministère de la Justice, on sait se donner bonne conscience quand il s’agit de détourner des moyens pour répondre à une commande purement politique !

L’UFAP UNSa Justice s’oppose à cette décision qui va impacter défavorablement les S.P.I.P et mettre à mal les personnels de terrain !

Parallèlement, a également été actée la création expérimentale « de structures de prises en charge en milieu ouvert des PPSMJ radicalisées sous mesures pré-sentencielles (type Contrôle Judiciaire) ». Ces structures fonctionneront avec des équipes pluridisciplinaires (éducateurs, assistants sociaux, S.P.I.P…), mais le mandat judiciaire restera toutefois de la compétence du SPIP !

Encore un rajout de missions ! Avec quels moyens supplémentaires ? AUCUN bien sûr !
La position de l’UFAP UNSa Justice est claire : Nous refusons de cautionner le détournement de nos moyens

afin de garantir une politique spectacle !

L’UFAP UNSa Justice met en garde la Chancellerie contre le fait de jouer aux apprentis sorciers en créant « des structures spécialisées » sans aucunes concertations ou réflexions avec les organisations professionnelles ! Les leçons dramatiques des Unités Dédiées n’ont visiblement pas été tirées…

Encore une fois, l’UFAP UNSa Justice déplore qu’aucun crédit ne soit alloué à la sécurisation et à la modernisation des S.P.I.P, qui désormais, assureront, dans leurs locaux mais aussi à l’extérieur, la prise en charge des individus les plus dangereux de notre société !

Au vu du passage en force de l’Administration sur la question de la radicalisation violente, et les répercussions que cela aura sur les Personnels d’Insertion et de Probation, l’UFAP UNSa Justice mettra un point d’honneur à ce que :

Les S.P.I.P ne voient pas leurs missions détournées pour satisfaire à une quelconque échéance électorale ! Les S.P.I.P ne soient pas dépossédés de leurs moyens pour servir une parade médiatique !

A Paris, le 02/11/2016, Jérémy RIVIERE/Dalila FARROUDJ

Les représentants Nationaux de la F.I.P

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