PREJ de St Quentin Fallavier

PREJ de St Quentin Fallavier

 

 

A quelques jours de l’inauguration et de la mise en route de la toute nouvelle base EJ de St Quentin Fallavier, l’UFAP UNSa Justice ne peut qu’être inquiète au regard du contexte dans lequel celle-ci va être mise en service.

 

Si globalement, la base en elle-même semble bien dimensionnée et relativement bien équipée, nous regrettons l’absence de chambres de nuit pour les personnels qui, rentrant tard de leur mission, pourraient manifester le besoin de prendre du repos avant de rentrer chez eux.

D’ailleurs, concernant les logements, il aura fallu toute l’énergie du représentant UFAP UNSa pour permettre aux agents stagiaires de se voir attribuer un minimum concernant leur hébergement, sur ce point, la DISP n’aura été préceptrice en  rien et se sera contenté de financer sans rien organiser…

 

Que dire de L’ENAP qui a tenté de freiner autant qu’elle aura pu les initiatives locales pour faire rentrer dans le planning des formations qui peuvent être dispensées localement, en n’étant pas nécessairement accompagnante sur son créneau.

Dans le meilleur des cas, les personnels affectés auront seulement une semaine pour visiter les Juridictions dans lesquelles ils vont devoir se déplacer, cette semaine de repérage est non seulement insuffisante, mais de surcroit, tous les agents ne pourront pas y participer.

 

Comble de tout cela, nous ne saurons qu’à la dernière minute combien d’agents seront réellement présents pour l’ouverture opérationnelle puisque les résultats de la formation validante des 53 stagiaires ne seront connu que quelques jours avant leur prise de fonction.

 

La base va donc ouvrir et tourner quasiment à son maximum dans les huit jours suivant l’ouverture, la souplesse et l’accompagnement des autres Forces de Sécurité Intérieures n’ayant pas non plus été à la hauteur de ce que l’on aurait pu espérer, cela nous promet certainement quelques couacs.

 

Inutile de rappeler que dans cette situation finalement, ce seront encore les agents qui feront les frais de ces dysfonctionnements, ceux qui affronteront les difficultés sur le terrain et très certainement également, ceux qui se feront escroquer les heures qu’ils produisent par les coutumières petites manipulations issues des méthodes habituelles de « rationalisation »…

 

Autant dire que l’UFAP UNSa Justice va suivre de très près les conditions de l’ouverture de cette base parce que nous ne pouvons que nous inquiéter de ce qu’il va advenir de nos collègues parachutés à St Quentin Fallavier.

 

La reprise de la mission EJ n’aura d’ailleurs pas d’impact que pour eux, mais sans aucun doute pour une majorité d’établissements de la région, car le PREJ 38 ne pourra certainement pas assumer toutes les missions qui seront exigées de lui.

 

Nous verrons bien dans quelles conditions les établissements seront donc mis à contribution, sachant qu’aucun d’eux n’a les moyens de supporter une nouvelle mission aussi chronophage que les EJ en sus de ses missions « de base » qui consistent à faire fonctionner un établissement.

 

La poudre aux yeux de la 193e promotion de Surveillants arrivés en nombre sur les différents établissements ne suffira non seulement pas, mais par expérience, nous savons que de surcroît, cette manne de personnels s’épuisera très vite et se diluera dans les mutations, détachements et disponibilités…

 

Comme souvent, pour ne pas dire toujours, l’administration pénitentiaire agit dans la précipitation étant dos au mur, et met les agents en difficulté avant même qu’ils n’aient commencé à travailler…

 

 

Pour l’UR UFAP UNSa Justice de Lyon

Le 23 Octobre  2017

Les Secrétaires

D.VERRIERE, A.CHEVALLIER, S.ROYERE, A.BERNARD

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