Projet de loi anti-terroriste : L’énième oubli de l’AP !…

Le Ministre de la Justice a évoqué, par voie de presse, au cours d’une interview, les grandes lignes de la future loi anti-terroriste.

Un nouveau projet de loi visant à « renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » est actuellement examiné par le Conseil d’État.

L’UFAP UNSa Justice soutient « l’idée qu’il est nécessaire de pouvoir lutter contre le terrorisme avec des armes adaptées ». Pour autant, la Première Organisation Syndicale fait à nouveau l’amer constat que l’administration pénitentiaire est encore et toujours la grande oubliée de ce projet de loi.

L’UFAP UNSa Justice est consciente que la menace terroriste en lien avec l’islam politique va encore durer des années. Les moyens de lutte contre cette menace ont systématiquement des répercussions sur notre administration, dernier maillon de la chaîne pénale.

Les conséquences et les risques liés à l’incarcération massive de détenus islamistes ne sont plus nouveaux !… L’attentat de la MA Osny est toujours présent dans nos têtes !

Notre Organisation Syndicale déplore que ce projet n’aborde pas les évolutions en matière de droit, de pratiques et de moyens adéquats à une prise en charge adaptée pour ce type de public.

L’UFAP UNSa Justice milite pour une modification du Code de Procédure Pénale en matière de gestion des détenus islamistes et par extension, des détenus dits « radicalisés ». Des dispositions légales spécifiques (régime de détention, de fouilles, etc..) sont urgentes. Les Personnels doivent assurer leurs missions dans des conditions optimales de sécurité. L’exposition aux menaces n’a que trop duré !…

L’UFAP UNSa Justice revendique la création de structures adaptées à la gestion des détenus. Elles sont le SEUL moyen de lutter efficacement contre la diffusion des thèses de l’islam politique au sein de nos établissements. Elles permettront aussi de couper les contacts des terroristes entre eux.

À l’heure où le renseignement pénitentiaire patine, où les quartiers d’évaluation de la radicalisation stagnent et où le désengagement de la violence demeure une chimère, cette proposition de l’UFAP UNSa Justice doit être le fer de lance de la prise en charge de ce public particulier.

Dans l’intérêt de tous, la DAP doit y adhérer sans réserve…

Paris, le 19 juin 2017

Pour l’UFAP UNSa Justice

Le Secrétaire Général,

Jean-François FORGET

190617 – Tract – Future loi antiterroriste

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