UFAP UNSa Justice s’oppose aux téléphones portables en prison : « Une idée dépourvue de bon sens ! … »

La Contrôleuse Générale des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL), Adeline HAZAN, s’est dite favorable à l’utilisation de téléphones portables « bridés » par les détenus en prison.

Chaque année, Madame HAZAN revient à la charge. On a droit une nouvelle fois à des déclarations à la volée sans en véritablement mesurer les conséquences désastreuses.

L’UFAP UNSA Justice est en droit de s’interroger sur les réelles motivations de la Contrôleuse Générale des Lieux de Privation de Liberté, serait-ce pour faire du lobbying pour l’Observatoire International des Prisons, ou une quelconque association de détenus ?

Depuis sa nomination au poste de CGLPL, elle est obnubilée par cette idée. Périodiquement, cette proposition revient en boucle de sa part, à croire qu’elle est sponsorisée par un opérateur téléphonique !…

Plus sérieusement, un téléphone portable c’est tout sauf banal en prison !… Cela sert à quelques-uns pour communiquer avec leurs proches, mais c’est avant tout une arme utile, très utile pour organiser les trafics, les évasions, menacer les victimes… ; tout autant de possibilités qui fragilisent le système carcéral et mettent en danger quotidien les personnels pénitentiaires !

Déjà à l’époque, la 1ère organisation syndicale avait montré des réticences quant à l’accès à la téléphonie pour la population pénale. Force est de constater que nos inquiétudes passées ne suffisent pas à faire entendre raison à la Garde des Sceaux qui ne s’oppose pas à l’extension d’un dispositif déjà existant.

Aujourd’hui, les personnels pénitentiaires sont dans l’incapacité de contrôler de manière efficiente le dispositif actuel, faute de moyens techniques et humains.

Et demain, on voudrait accentuer son développement ? Il serait peut-être plus judicieux de régler les difficultés actuelles notamment celles liées à la sécurité au sens large du terme.

Alors, pour ce qui est de la téléphonie (filaire ou non) dans les cellules pour que les détenus puissent échanger avec certaines personnes, notamment leur famille, ce procédé, testé aujourd’hui dans d’autres pays européens, dont l’un d’entre eux a déjà fait machine arrière, par manque de fiabilité !… est inquiétant, et on veut nous l’imposer !…

Il est question de la sécurité des établissements, des Personnels et des détenus que l’on garde, mais aussi la sécurité des victimes, sans parler des trafics qui se perpétuent en prison !…

Alors, sous prétexte que l’on saisit plus de 30 000 portables par an, il faudrait légaliser leur accès en prison ?

A défaut de mettre les moyens appropriés afin de combattre ce fléau, autant se donner bonne conscience en brandissant les armes législatives… telle est leur devise !

Il y a quatre millions de consommateurs de drogue en France, tant que nous y sommes, pourquoi ne pas légaliser la consommation de cannabis et autres drogues ?

Avec une telle volonté de régler les sujets, pourquoi aucune proposition pour mettre un terme à la surpopulation pénale, au non-respect de l’encellulement individuel, aux trafics, aux agressions et prises d’otages, ou encore proposer une gestion adéquate et efficace des terroristes islamistes et détenus radicalisés ?!…

Que Mme HAZAN commence par le début, en dénonçant la surpopulation pénale, la vétusté de certains établissements, comme celui de Basse-Terre en Guadeloupe, la violence dans nos murs et souvent à l’encontre des Personnels…

Cette Dame passe son temps à casser le professionnalisme des Personnels, comme elle a su encore le faire de façon éhontée au mois de juin dernier dans son rapport, ou plus récemment, concernant l’établissement de Château-Thierry blâmé pour des traitements de santé mentale inadaptés selon les services de la CGLPL. Et bien, pour l’UFAP UNSa Justice le travail effectué à Château-Thierry par des équipes pluridisciplinaires est tout simplement remarquable !

Alors que nombre de nos concitoyens demandent que la prison soit punitive, privative de liberté, qu’elle soit aussi sécuritaire et qu’elle permette dans ce cadre-là, de réinsérer la population pénale, La CGLPL continue dans ses dérives !… Et pendant ce temps, elle ne s’attaque pas aux vrais sujets prioritaires !…

Aujourd’hui, cette idée de mettre en place un dispositif qui ne dispose d’aucune sécurité en termes de contrôle, d’organisation et de gestion de la communication n’est ni raisonnée ni raisonnable.

Paris, le 23 août 2017

Pour l’UFAP UNSa Justice,

Le Secrétaire Général,

Jean-François FORGET.

230817 – L‘UFAP UNSa Justice s’oppose aux téléphones portables en prison …

 

              

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