UR de Dijon – Agression à la MA de Dijon le 26 août …Mais programmée depuis début juin !

Le 26 août 2016, en fin de journée, lors de la distribution du repas au quartier disciplinaire, un détenu a asséné plusieurs coups de poing au visage de notre Camarade Nicolas 1er Surveillant. 

Notons, que simultanément à ses gestes, cet individu criait que « Allah était grand » !!!  

Cette agression qui vient s’ajouter à la longue liste de celles que subissent les Personnels Pénitentiaires, sans que cela ne suscite une quelconque réaction au plus haut niveau de notre Institution et de facto, au niveau le plus proche du terrain. 

En effet, cette agression était pourtant programmée, depuis juin 2016 et connu de TOUS, car depuis cette période, pas moins d’une QUINZAINE d’observations, rédigées par les Personnels de cet établissement, indiquaient clairement qu’un passage à l’acte violent était inévitable. 

Ces observations qui n’ont JAMAIS été prises en compte de manière concrète, démontrent une fois encore, que le travail d’évaluation et d’observation des Personnels du terrain, est régulièrement balayé d’un revers de main, par celles et ceux qui ont le pouvoir d’éviter que les Personnels se fassent fracasser gratuitement et avec préméditation. 

Alors, histoire de se dédouaner de leurs responsabilités, dans ce genre d’affaire, ces braves fonctionnaires nous servent la rhétorique  habituelle du : « il est fou, il n’a rien à faire dans nos murs et devrait être en hôpital psy. bla bla bla ». 

Qui sont ces gens qui, quand cela les arrange, affirment ne pas discuter les décisions de justice, et font l’inverse lorsqu’il s’agit de fuir leurs propres responsabilités ! 

Si la justice nous a confié ce genre d’individu, alors nous devons les gérer, mais en adaptant nos pratiques de prise en charge, à l’attitude de ces mêmes individus, et c’est justement là le cœur du problème, qui n’a rien à voir avec la « mesure » des divinités.  

Depuis juin 2016, soit 3 mois avant l’agression de Nicolas, des mesures concrètes auraient dû être prises, tel qu’un placement au quartier d’isolement avec une gestion renforcée, notamment par l’équipement assurant la protection des Agents. A chaque ouverture de porte ce détenu aurait dû être placé dans une posture l’empêchant de nuire physiquement aux Agents. A chaque déplacement, évidemment limité, ce détenu aurait dû être entravé. 

Oui mais ça, ce n’est pas la Pénitentiaire d’aujourd’hui ! 

Celle de nos jours préfère le sacrifice d’un « bleu » sur l’autel des droits de l’homme voyou, des RPE à la Française et des Régimes de détention à la sauce Dapienne. 

Alors, nos « bons » Responsables Locaux se courbent excessivement devant cette débâcle, histoire de gravir sans peine la bosse sociale, même s’il faut pour cela s’accoutumer des quelques plaies ouvertes, qui ne sont que la conséquence de leur poltronnerie. 

Pour l’Union Régionale UFAP, cette agression perpétrée à l’encontre de Nicolas est bien cosignée par son auteur direct, adepte des grandes tailles divines, mais aussi, de la main de Celles et Ceux qui ont eu connaissance depuis le départ, de cette issue, et qui ont préféré ne pas faire de vague à la prise en charge adaptée. 

Enfin, notons que le 1er juillet 2016, notre nouveau Ministre de Tutelle, Jean Jacques URVOAS, adressait aux Procureurs Généraux, une note dans laquelle il demandait la plus grande sévérité pénale à l’encontre des auteurs de violences commises sur les Personnels Pénitentiaires ainsi que sur leur Famille. 

Nous regrettons que cette note n’ait pas trouvé échos au sein de notre Institution, surtout en matière de prévention des agressions, par des directives claires sur la gestion quotidienne de ce genre d’énergumènes. 

Gageons que le remplacement de notre actuelle directrice rincée par ses dépenses sans limite pour discréditer les Personnels et Ceux qui les représentent, nous permette de recouvrer une politique carcérale pensée et tournée aussi vers la protection des Personnels qui la mettent en œuvre. 

Cela nous changera des raisonnements de bistrot un dimanche de tiercé que nous subissons ici bas et qui ont conduit toute une Institution dans le marasme d’aujourd’hui. 

L’Union Régionale UFAP adresse ENCORE ses vœux de rétablissement et tout son soutien à un des NOTRES, car le prénom de Nicolas vient s’ajouter à cette très longue liste de Personnels Pénitentiaires tabassés sur leur lieu de travail, parce que certains Responsables de structures font preuve d’une faiblesse répugnante, qui devrait les conduire également à s’expliquer devant la Justice, sur cette mise en danger délibérée de la sécurité des dépositaires de l’autorité publique, que nous sommes.                                                  

Pour l’Union Régionale UFAP UNSa Justice de DIJON

Les Secrétaires Généraux,

Thierry CORDELETTE et Angui ANASSE

agressiondijon

 

 

Related posts