UR de Dijon – DL CTI du 12 septembre 2016

 Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, 

Il y a bien longtemps, Monsieur le Président, que notre Organisation n’avait eu à vous lire au sein de cette instance, une déclaration liminaire avant hélas de quitter la séance. 

En effet, la politique de la chaise vide n’a jamais été notre préférence comme d’ailleurs celle de la pâle copie du dialogue social qui nous est présenté aujourd’hui par le biais de l’ordre du jour de cette première instance régionale totalement en décalage de l’actualité pénitentiaire. 

Nous en voulons pour exemple, le mercredi 7 septembre 2016, cet ordre du jour a été modifié afin d’y rajouter un point sur la décentralisation de la formation professionnelle, alors même que le 4 septembre 2016,  deux de nos Collègues de la Maison d’Arrêt d’OSNY, étaient victimes d’un acte terroriste. 

Par conséquent, nous aurions préféré voir cet ordre du jour être modifié afin d’y insérer un point relatif à la gestion des détenus radicalisés, d’autant que personne ne pouvait ignorer que l’auteur de cet attentat d’OSNY allait être transféré sur notre Région Pénitentiaire. 

Comment ne pas être scandalisés qu’une telle mesure soit prise sans même avertir les Représentants des Personnels que nous sommes, que ce soit au niveau régional comme au niveau local, car au moment où nous lisons cette déclaration, aucun échange n’a eu lieu entre nos Représentants et la Direction du CP ORLEANS SARAN où se trouve cet individu. 

Notre Ministre a, ce week-end, fait un certain nombre de déclarations concernant ces évènements et les mesures qu’il entendait prendre dans ce cadre, et dès aujourd’hui. 

Vous comprendrez, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, que si notre Organisation n’entend pas balayer d’un revers de mains les sujets tels que la réforme territoriale imposée, les modifications des chartes des temps qui, même votées en CTI, sont souvent bafouées sur le terrain, la décentralisation de la formation professionnelle qui est venue donner de l’élan à la courbe du chômage des acteurs du privé, dont personne ne s’est souciée, etc…. etc…., en revanche nous entendons bien voir inscrits aux débats de nos CTI, le point précédemment évoqué, à savoir la radicalisation, qui conduira entre autres à connaître le nombre de détenus fichés pour leur radicalisation au sein de notre Région, ainsi, et ça va de pair, que l’utilisation scandaleuse du budget PLAT, qui est bien volontairement tenu au secret. 

Enfin, toujours dans l’esprit de commenter le dialogue social démoli par une DAP, non pas bonne à rien comme diraient certains, mais médiocre dans tout, comme nous le pensons, nous vous disons ici que la manière dont a été traitée, notamment notre Organisation, dans le cadre du séminaire national sur les métiers est totalement inacceptable !. 

En effet, alors que plusieurs réunions multilatérales ont eu lieu depuis le début d’année, que des délais nous étaient fixés afin de vous adresser le contenu de nos travaux et de nos propositions sur l’évolution des métiers des Personnels de Surveillance, que bon nombre de militants du terrain ont fait le déplacement jusqu’au siège de la DI afin de venir nourrir nos débats, nous avons constaté que votre adjoint, mandaté pour représenter la Région à ce séminaire, et dont on ne connait pas, encore aujourd’hui, sa véritable utilité au sein de cette DI,  n’a participé qu’à l’ouverture de ce séminaire, et a brillé par son absence lorsque les débats ont réellement débuté, débats durant lesquels il était sensé présenter les travaux de notre Région.

  Nous ne pouvons accepter, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, un tel dédain envoyé au visage des Personnels de détention qui attendent encore aujourd’hui, entre deux agressions, que l’on leur porte secours par le biais d’une réorganisation de leur travail, accompagné par une modernisation de leur métier sans passer évidemment par le bric-broc des modes dégradés.

  Nous comprenons mieux, au travers de l’assiduité de votre adjoint durant ce séminaire, pourquoi ce point n’a pas été inscrit à l’ordre du jour de notre CTI d’aujourd’hui, celui-ci aurait bien été dans l’incapacité de nous en livrer une synthèse.

 Vous aurez compris, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, qu’au sein de ce CTI, ou d’autres réunions informelles, que l’UFAP entend bien situer le débat là où il doit se trouver c’est-à-dire en parfaite corrélation avec l’actualité pénitentiaire et la gravité qui la marque aujourd’hui. 

Pour l’Union Régionale UFAP UNSa Justice de DIJON

Les Représentants UFAP siégeant au CTI,

Thierry CORDELETTE,

Angui ANASSE,

Aline FOURNIER,

Christophe MARCOTTE, 

Christophe POIREL.

dl-ufap-cti-du-12-sept

 

 

 

 

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