UR de Grand-Est – DL CTI

Madame la Présidente,

En préambule, l’Union Régionale UFAP Grand Est et ses Représentants siégeant en comité technique interrégionale réaffirment avoir pour principale obsession : l’amélioration des conditions de travail et de vie des personnels.

Aujourd’hui les Personnels sont rassemblés et mobilisés devant le centre de détention d’ECROUVES. Nous leur apportons bien naturellement notre soutien indéfectible.

Nous partageons leur colère et leur sentiment de n’être que des pions que l’on bouge au grès des humeurs des uns et des autres.

En effet, pour la petite histoire, le directeur local a tout simplement bafoué le dialogue social, en imposant une restructuration malgré les deux rejets unanimes des organisations syndicales lors des comités techniques spéciaux.

L’entêtement de la direction locale a conduit à ce mouvement de contestation. 

Votre responsabilité ne peut être écartée car c’est bien sous votre autorité  que ce chef d’établissement a décidé d’imposer une restructuration dangereuse pour les personnels et manifestement vouée à l’échec. Elle serait d’ailleurs fortement engagée en cas d’incident grave.

Au travers de ce genre de décision, il est intolérable que l’administration ne réussisse qu’à isoler les personnels alors que les préconisations nationales disent le contraire.

En effet, la défense et la confiance aveugle que vous accordez à vos directeurs nous laissent perplexes et interrogatifs.

Nous vous rappelons ici, que le bureau local est prêt à travailler de nouveau sur un projet  bien plus ambitieux, moins dangereux et surtout viable sur cette structure à la seule condition de l’arrêt immédiat de ce projet.

C’est pourquoi, nous ne siégerons pas lors de ce comité technique interrégional. 

De plus, nous déplorons encore une fois que sur des sujets aussi importants que la prise en charge des détenus radicalisés et/ou violents, il est fallu attendre plus de trois mois pour pouvoir enfin en débattre.

Il est vrai que l’on peut se demander où est l’urgence actuellement ?

Laissez-nous douter de la teneur de ce comité technique interrégionale qui, nous en sommes persuadés, ne sera encore qu’une chambre d’enregistrement.

Nous ne pouvons plus tolérer ce type de réunion, nous exigeons d’aborder les problèmes du terrain, les dysfonctionnements de nos établissements, définir des pratiques adaptées pour les détenus violents ou radicalisés…

Bref, vous nous aurez compris, nous exigeons dans le cadre du dialogue social interrégional, l’ouverture d’un groupe de travail permettant la gestion de ces détenus.

Devenons acteurs, soyons précurseurs. 

L’UFAP UNSa Justice est et restera une force de proposition.

Le mardi 10 Janvier 2017,

Pour l’union régionale,

Les secrétaires Généraux et ses représentants.

Déclaration liminaire V4

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