UR de Lyon – Compte rendu Comité Technique Interrégional du 7 septembre 2016

Cela faisait quelque temps que les élus UFAP-Unsa Justice n’étaient pas intervenus en Comité Technique Interrégional (cf. « les représentants UFAP-Unsa Justice n’acceptent plus le dialogue social manipulé de la directrice interrégionale » du 17 mai dernier), aussi espérions-nous après quelques mois et messages plus tard que l’atmosphère plombée du début d’année avait pu se détendre…

La Charte service gradés CP Riom

On nous demandait donc de se positionner sur la charte de gestion du service (et non sur la charte des temps, Sic) des personnels d’encadrement du CP RIOM.

L’UFAP-UNSa Justice faisait valoir d’emblée que l’instance de concertation locale qu’est le CTS du CP RIOM allait très prochainement être créée et qu’il revenait à cette instance locale de se positionner sur ce type de documents.

La directrice régionale, comme à son habitude tergiversait pour tenter de connaitre ce qui sur le fond pourrait nous poser problème tout en indiquant que de toute façon, le service des personnels d’encadrement du CP Riom serait modifié au 1er Janvier 2017.

Comme à sa fâcheuse habitude donc, la directrice veut tout savoir et rien payer et avance tel un bulldozer privilégiant toujours la force et la contrainte à un véritable dialogue avec les personnels et leurs représentants.

Cette manière de procéder semble avoir contaminé le chef d’établissement du CP Riom qui n’a pas estimé utile de discuter de ce sujet en amont avec les Organisations Syndicales représentatives locales.

Autant d’éléments pour l’UFAP-UNSa Justice de ne pas valider cette charte de « gestion du service » en votant CONTRE SON EXAMEN en CTI.

Chef d’établissement et de détention du CP RIOM sont repartis quelque peu bredouilles mais en connaissant leur mission.

Passage de la formation professionnelle aux Régions

Le seul autre point porté par l’administration à l’ordre du jour était le transfert de la compétence des formations professionnelles offertes aux détenus à la « Région » sous l’autorité du Conseil Régional.

L’UFAP-UNSa Justice a eu du mal à comprendre que l’administration nous demande d’examiner hors délais prévus par décret une convention de MAD au profit de la région Auvergne Rhône-Alpes de l’unique responsable régional pénitentiaire…?

Nous nous sommes en revanche inquiétés de ce qu’il adviendrait sur le terrain de la reprise de la charge de travail de ces secteurs dans les établissements en Gestion Déléguée (GD).

Cela ne semble pas ébranler le moins du monde notre directrice qui nous indique que les responsables locaux de Travail Formation (officiers et Technique) réalisent déjà ces tâches dans les établissements en gestion publique  et que ça ne posera pas de problème dans ceux en GD.

Ce sont le genre de propos lâchés sourire narquois aux lèvres et assurance malvenue qui ne sont pas faits pour nous rassurer.

L’UFAP-UNSa Justice ne discutera pas des heures sur ce sujet et observera ce qu’il se passe précisément dans les établissements concernés, et pour ne pas cautionner une fois de plus la mascarade, préfèrera voter « contre » le projet de convention avec le conseil régional.

C’est sans doute la contrariété provoquée par notre idée concernant ce vote qui poussera notre représentante régionale AP à s’énerver, se lever et décréter une suspension de séance… à moins que l’addiction à la cigarette n’ait été plus forte que la colère ?

Questions diverses

Qu’à cela ne tienne, à la reprise, L’UFAP-UNSa Justice posait les sujets qui nous semblent plus d’actualité et que le quotidien nous renvoie sans arrêt au visage : les postes découverts, les modes dégradés, la gestion des détenus radicalisés, les surcharges de travail, le conflit social au CP Moulins, etc…

Sur les effectifs, on n’a pas grand-chose à attendre pour 2016 apparemment et les « améliorations », si tant est qu’on puisse en espérer, ne pourront véritablement commencer à venir qu’en 2017… La directrice interrégionale mettant en avant déséquilibres entre recrutements et multiples départs (disponibilités, détachements,…)… Sa seule arme actuelle pour faire face au déficit est « un équilibre sur les taux de couverture des postes »… pour dire…

En attendant, on continue à crever sur les coursives et dans les services, à subir les décisions iniques des représentants d’une administration qui ne sait plus faire face aux problématiques RH et qui les traite par la violence institutionnelle du mode dégradé et des conséquences individuelles qui en découlent.

La gestion des détenus radicalisés est un véritable problème, et ce ne sont pas avec les décisions prises à la va-vite pour faire plaisir à certains pourtant clairement identifiés, comme on a pu le voir dans certains établissements de la région, qu’on va progresser sur le sujet.

Sur la situation sociale au CP MOULINS, les représentants UFAP-UNSa Justice se sont légitimement inquiétés des dérapages institutionnels opérés sur les personnels : possibilité de changements de postes, passage non règlementaire sous les portiques de détections, volonté de la direction locale de tout vouloir régenter…

Il va falloir un jour inscrire au registre des qualifications à avoir pour un DI au moins deux choses : Compétence et efficacité, le moins qu’on puisse dire à ce jour, c’est que les décisions ne sont « courageuses » que lorsqu’il s’agit de matraquer les personnels, jamais lorsqu’il faudrait être un peu ferme avec la population pénale qui est la plus problématique.

Un peu de discernement ne nuirait pas !!!!

Lyon, le 9 Septembre 2016, Les représentants UFAP-Unsa Justice au CTI de LYON

P.ROSSIGNOL/D.VERRIERE/S.ROYERE/N.AUBOURDY/A.BERNARD/V.ARFEUIL/D.CARRE/H.COLLINET

cr-cti-du-07-09-2016

 

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