UR de Strasbourg – Fuite…

La fuite médiatique qui s’est transformée en «l’affaire» du CP de Nancy-Maxéville rebondit et pointe naturellement l’UFAP/UNSa-Justice Grand-Est, simplement parce qu’elle est à l’origine du signalement et de la demande de transfert d’un détenu devenu plus que dangereux…

Quel dommage que la presse n’ait retenu que ce signalement et pas tous les autres qui, malheureusement je peux vous l’assurer, sont nombreux, trop nombreux… 

Piqué à vif par une simple question, la commande d’une enquête par le Ministre lui-même est des plus légitime. Sauf, qu’encore une fois, la commande s’oriente plus vers une chasse aux sorcières plutôt que vers la recherche de solutions pérennes a ce problème, à nos problèmes. 

Dans ce cas précis c’est bien l’anonymat des personnels dont il est question 

L’état d’urgence a été déclaré dans notre pays en guerre mais rien n’a changé dans nos prisons et les promesses politiques ne vont rien arranger. 

Alors comment permettre l’anonymat des agents quand dans chaque acte administratif les noms et les prénoms de ces agents apparaissent ? 

Comment peut-on assurer l’anonymat des agents quand, dans chaque procédure disciplinaire encore une fois, les patronymes sont lisibles ? 

Comment peut-on assurer l’anonymat des agents quand, lors d’un dépôt de plainte, le nom et parfois même l’adresse personnelle des agents sont clairement inscrits ? 

Comment peut-on assurer l’anonymat quand on est obligé d’afficher en détention la liste nominative des délégations de pouvoir pour les fouilles par exemple ? 

Et que faire quand l’anonymat n’est pas garanti par la loi et que la conséquence est la mise en danger des agents et de leurs famille ? 

Alors que dans le même temps, un si grand nombre de personnes détenues a accès à cette source intarissable d’informations sur le WEB ? 

Depuis un moment, ce contexte a déjà contraint bon nombre d’entre nous a ne plus s’exposer par le biais d’écrits.. 

Le représentant de l’UFAP/UNSa-Justice du Grand-Est qui a l’honneur de représenter les personnels de cette région administrative assume le fait d’être peut-être l’auteur de cette fuite. 

Le regret que je formulerai reste que cette information soit arrivée ainsi aux oreilles d’un Ministre se disant aussi attentif et que sa réaction légitime n’aboutisse encore une fois que sur un énorme flop. 

Je regrette aussi que la recherche d’un lampiste suffise à beaucoup, alors que dans cette affaire c’est la question de l’utilisation de matricules qui devrait être au centre des débats afin de respecter l’anonymat. 

L’AP préfère allumer des contre-feux plutôt que d’avoir le courage de se poser les bonnes questions afin de préserver l’identité des agents. 

L’UFAP, quand à elle, n’hésitera pas à faire valoir les arguments exposés plus haut y compris dans la presse pour défendre la sécurité des personnels.  

Ecrouves le 26 Septembre 2016

Le Secrétaire Général

fuite

Related posts