Villefranche, le directeur donne des coups à un détenu

VIOLENT AVEC SON PERSONNEL !

VIOLENT AVEC LES DETENUS !

 

Depuis la fin de la semaine dernière, un certain nombre d’éléments nous laissent à penser que le chef d’établissement de la Maison d’Arrêt de Villefranche aurait dérapé lors d’une intervention.

 

Des écrits des agents, mais aussi leurs récits ne laissent aucune place à l’ambiguïté sur la manière dont le directeur de cet établissement se serait immiscé au cours d’une intervention sur un détenu (ce qui n’est pas expressément prévu dans le POI de cet établissement) et comment il aurait porté des coups alors même que le détenu était maitrisé et en présence de plusieurs gradés et de la directrice de détention.

 

Il y a déjà ici, pour ce prétendu  adorateur du respect de la procédure, quelque chose d’étrange…

 

Mais que lui est il passé par la tête ?? !!

 

D’autant que l’on apprend qu’en sus, non content d’être sur un lieu où sa présence est discutable, il s’aventure à donner des coups de genou au détenu alors même que celui-ci est menotté et maîtrisé, on ne peut qu’être interloqué.

 

Le directeur est-il venu régler des comptes avec ce détenu qu’il semble avoir connu à Saint Quentin Fallavier ?

 

L’UFAP UNSa Justice suivra ce dossier de près, parce qu’on ne peut qu’être éminemment interpellés par de tels événements surtout quand les coups viennent d’un directeur qui a pris l’habitude au fil des années de s’autoproclamer redresseur de tous les torts de la Pénitentiaire, n’hésitant pas à charger parfois lourdement celles et ceux qui sont confrontés à une faiblesse dans l’exercice de leurs fonctions.

 

D’ailleurs, lors de sa présentation à Villefranche, n’indiquait-il pas aux agents d’équipe que concernant d’éventuelles violences sur la population pénale, il ne les soutiendrait pas ?…. Nous constatons qu’il est plus prompt à donner des leçons ou des sanctions qu’à appliquer sa ligne de conduite à lui-même…

 

Quant à l’autorité supérieure, la DI nous indiquait récemment qu’une note de RH 2 la contraignait à saisir systématiquement le Conseil de Discipline National lorsque des voies de faits étaient constatées ou dénoncées concernant un détenu. Si cette note s’applique aux  personnels de surveillance, nous verrons bien comment la DISP l’appliquera à ce directeur qui se voudrait si parfait.

 

L’UR-UFAP Unsa Justice s’interroge sérieusement sur ce qui a pu le motiver à se transporter en personne sur le lieu d’une intervention où qui plus est il s’est imposé comme acteur alors que la situation était maitrisée.

 

Qu’en est il réellement aujourd’hui de sa capacité à diriger une structure Pénitentiaire lorsqu’on sait que dans un passé récent, alors qu’il était directeur du CP ST Quentin Fallavier, il a fait l’objet d’un rappel à la loi suite à une plainte déposée par un surveillant pour des actes de violences commis contre ce dernier sur le lieu de travail ?

 

 

 

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