Voici comment des détenus radicalisés se retrouvent « armés » grâce à l’Administration ! – Strasbourg MA

Vous avez bien lu… Des détenus « identifiés radicalisés » par le renseignement pénitentiaire se retrouvent « armés » de part l’inaction des politiques et de l’AP…

C’est le cas à la MA de Strasbourg et ailleurs… 

L’administration, dans sa logique « bien particulière » est complètement contradictoire ! Elle identifie des détenus  «radicalisés» en nous expliquant par note de service que les ouvertures de portes et mouvements de ces individus doivent être effectués par deux agents sans exception… 

Très bien… mais parallèlement, cette même administration classe ces mêmes détenus radicalisés (donc représentant un danger potentiel supérieur à la normale) aux ateliers, au service général, aux activités, etc. 

Nous passerons sous silence tous les objets potentiellement dangereux auxquels les individus radicalisés ont du coup accès (inutile de vous faire un descriptif des outils et autres ustensiles servant aux ateliers et autres activités)… 

Que dire lorsque ces mêmes radicalisés restent seuls en compagnie d’intervenants ? 

On notera encore que les détenus en question se retrouvent en sport, en promenade avec les autres… Du coup, il leur est facile de faire du prosélytisme, sans aucun contrôle de l’AP !

Le fiasco des unités radicalisées fait réfléchir, non ?

2 collègues ont failli perdre la vie dans ces unités, victimes d’acte terroriste ! A Strasbourg et ailleurs, les identifiés radicalisés sont fondus dans la masse… On imagine le décuplement des risques encourus ! 

– Nous demandons à la direction locale que des mesures concrètes soient prises afin de gérer avec une sécurité maximale les individus repérés «radicalisés». 

– Nous exigeons que les niveaux d’escortes soient renforcés. 

– Nous exigeons que les détenus repérés ne soient pas classés (ateliers, cuisine, service général). Ces zones sont hyper-sensibles ! 

– Nous exigeons que les individus les plus potentiellement dangereux soient placés à l’isolement afin de minimiser les risques, ainsi qu’une surveillance renforcée.

 l’UFAP-UNSa exige que le sujet soit abordé le plus rapidement possible dans le cadre d’un Comité Technique afin de faire cesser l’improvisation quotidienne !

Il en va de la vie des personnels…

Strasbourg, le 23 Septembre 2016

Related posts