ZONE ANTILLES-GUYANE : DEZOD RIVÉ, COMBA PÉTÉ !

L’UFAP UNSa Justice, par ce titre volontairement provocateur, revient à nouveau à la charge sur la réalité sordide des établissements pénitentiaires de la zone Antilles-Guyane et des Personnels qui la subissent au quotidien.

Déjà, le 30 mai dernier, notre Organisation Syndicale dénonçait la situation inacceptable dans laquelle se trouvent aujourd’hui les structures pénitentiaires ultramarines dans leur ensemble.

Cette situation est le résultat d’une politique pénitentiaire ultramarine inexistante depuis belle lurette ! La question pénitentiaire Outre-Mer doit faire l’objet d’un texte spécifique…

Le ministère et la DAP doivent mettre un terme à l’isolement des structures. Les Personnels sont livrés à eux-mêmes depuis trop longtemps ! L’UFAP UNSa Justice exige la fin de la discontinuité du lien entre les instances décisionnelles et le terrain !

Les forces vives ont besoin du soutien inconditionnel de la Ministre de la Justice, de la DAP et de la Mission Outre-Mer. Pour notre Organisation Syndicale, le principe est simple : l’exercice du pouvoir est synonyme de responsabilités !

Le CP Rémire-Montjoly et ses Personnels sont aujourd’hui au bord de la rupture !

L’UFAP UNSa Justice soutient l’action engagée le 12 juillet dernier par le Secrétaire de l’Union Régionale de la Guyane. Par courrier, il a saisi directement la Ministre de la Justice pour dénoncer la situation de détresse professionnelle et annonciatrice de catastrophes dans laquelle se trouvent les Agents. La souffrance au travail qu’ils vivent quotidiennement est avant tout liée au décalage entre l’organigramme de référence et le nombre d’agents affectés. C’est un véritable ASSERVISSEMENT pour les Personnels ! Le problème n’est pas l’absentéisme mais paradoxalement le présentéisme qui met en danger la santé et la sécurité des Agents !

En prenant en compte tous les paramètres (heures supplémentaires, TCCBS, etc…), c’est au bas mot entre 25 et 30 agents supplémentaires qu’il convient d’affecter d’urgence sur le CP Rémire ! L’UFAP UNSa Justice exige, à minima, que 9 postes soient actés lors de la CAP de septembre pour au moins combler l’organigramme de référence de la détention la plus violente de France.

L’UFAP UNSa Justice apportera son soutien aux actions qui seront menées à l’initiative de l’Union Régionale de la Guyane. Notre Organisation Syndicale rappelle, s’il en était besoin, son appartenance au collectif « Pou Lagwiyann dékolé » : les engagements politiques pris dans le cadre du protocole d’accords doivent se concrétiser !

CP Ducos : de perpétuels cataplasmes sur une jambe de bois !

La Martinique n’est dotée que de ce SEUL ET UNIQUE établissement. Le CP Ducos, en surpopulation constante, doit faire face aux rivalités insulaires, guerres des gangs, narcotrafics, détenus étrangers sans attache et délinquance locale. Ces profils différents au sein d’une même structure rendent la gestion de la détention très délicate : c’est une poudrière et un lieu de partage d’expérience de la criminalité ! Ajoutez à cela, l’inefficacité des directions locales antérieures et vous obtenez une véritable pétaudière ! Aujourd’hui, c’est non seulement la sécurité des Personnels mais aussi la sécurité publique des Martiniquaises et Martiniquais qui sont en jeu…

Depuis 2010, l’UFAP UNSa Justice a toujours été hostile aux divers Dispositifs d’Accroissement de Capacité en intra-muros.

Depuis 2010, notre Organisation Syndicale revendique une nouvelle structure pénitentiaire à part entière prenant en compte une réflexion pragmatique sur les détenus arrivants, mineurs, femmes ou encore ceux particulièrement dangereux et/ou difficiles à gérer, les détenus longues peines et courtes peines, etc…Les différents DAC n’ont jamais répondu à ces impératifs et asphyxient l’établissement.

CP Baie-Mahault : sécurité au rabais, insécurité permanente !

Entre les 18 et 20 juillet dernier, le CP Baie-Mahault a été le décor de deux événements gravissimes : l’évasion de deux détenus et le meurtre d’un troisième. L’UFAP UNSa Justice apporte un soutien sans faille à l’ensemble des Personnels.

Notre Organisation Syndicale rappelle une fois de plus à la DAP qu’elle a le devoir de garantir la sécurité des Personnels ainsi que celle des personnes confiées par l’autorité judiciaire… En cette période de restrictions budgétaires, à combien estimez-vous le prix d’une vie ?

L’UFAP UNSa Justice s’associe pleinement aux revendications de l’Union Régionale de Guadeloupe : un vrai audit de sécurité sur les établissements guadeloupéens et non pas une visite touristique du DSD MOM ainsi que le respect des engagements pris par le Chef de la Mission Outre-Mer. Si personne ne peut changer le plomb en or, sachez que l’enthousiasme et la volonté ne se décrètent pas…ça se vit !

Plus globalement, l’UFAP UNSa Justice exige un plan Marshall ultramarin, créant en Outre-mer notamment des ERIS, des équipes cynotechniques, des EJ, des UHSA, des UHSI, des EPM. Notre Organisation Syndicale demande la mise en place d’un CNE volant, l’octroi de moyens aux SPIP et le développement d’une politique partenariale d’envergure. 

UFAP UNSa JUSTICE : BON KÉ SA !

UFAP UNSa JUSTICE : ANSAM NOU KÉ LITÉ, ANSAM NOU KÉ GANGNÉ !

 I FO`LA PÉNITENTIAIRE DÉKOLÉ !

Paris, le 28 juillet 2017

Le Secrétaire Général,

Jean-François FORGET

280717 -Tract Antilles-Guyane

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