jeudi 18 avril , 2019

CP SEYSSES: JUSQU’ICI TOUT VA BIEN…

Seysses, le 15/11/2018

Alors que les projets se concrétisent sur le CP (téléphonie, UDV, SAS…), dans la plus grande opacité et sans concertation avec les OS locales représentantes des personnels, les incidents quotidiens avec la SURpopulation pénale se multiplient, les postes sécuritaires non couverts prennent la poussière malgré les élèves en stage, et les agents explosent les compteurs d’heures supplémentaires dans des conditions de travail que même les pires fictions télévisées ne sauraient imaginer.
Plus de 150 matelas au sol, plus de 120 détenus (126 mh1 1ier) sur la plupart des étages, explosion des profils particuliers du vulnérable à l’escorte 4, pluies de colis quotidiennes : 230 colis ramassés dans la même journée entrainant trafics et règlements de comptes entre voyous, et des surveillants de plus en plus exposés à la violence et à l’épuisement professionnel.
Mercredi, le surveillant en poste à l’UCSA évite de justesse un coup de tête d’un détenu qui l’agresse sans aucun motif apparent. Avec beaucoup de maitrise et l’aide du surveillant mouvement à proximité celui-ci parvient à le maitriser devant les autres PPSMJ qui par chance ne bougeront pas.

Il y a peu un surveillant se faisait casser le nez par un détenu qui se débattait lors de sa montée au quartier disciplinaire…
La semaine dernière un détenu en agresse un autre sous le portique à la sortie des promenades. Le surveillant en poste parviendra à maitriser à lui seul les 2 belligérants pendant que le gradé parvenait de justesse à refermer la porte des promenades, dont nombre de promeneurs tentaient de forcer le passage pour en découdre eux aussi. On frise encore une fois le drame sur un mouvement collectif, avec seulement 5 surveillants sur un bâtiment de 450 détenus, celui-ci ne saurait tarder…
Le bureau local UFAP-UNSa justice ne peut que constater l’inaction et l’aveuglement de nos dirigeants face à l’agonie de notre établissement et de ses personnels. Les avancées sécuritaires obtenues lors du mouvement de janvier ne pourront être effectives qu’avec un retour à une situation « normale » autant au niveau de la surpopulation pénale que des ressources humaines, et en concertation avec les OS et responsables de secteur.

Le bureau local

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