lundi 17 juin , 2019

Attention, danger ! – Tract RENNES VEZIN

                                                                                                                           Jeudi 13 Décembre 2018 

La surpopulation pénale dans un quartier aussi isolé de tous qu’est le Quartier de Semi Liberté, est une véritable incitation au meurtre!

Depuis début décembre, ce quartier ouvert de jour comme de nuit, est occupé par  32 détenus.

Tout le monde sait pertinemment que le seuil d’occupation normale, tolérable, efficace est de 26 détenus, soit deux détenus par cellules.

Tout le monde sait qu’au QSL les portes des cellules sont ouvertes de jour comme de nuit.

Tout le monde le sait, et tout le monde s’en fout… sauf les personnels du quartier de semi liberté, qui doivent plus que les autres collègues, marcher au quotidien sur des œufs, en évitant de faire une omelette.

Ça peut faire sourire lorsque l’on n’est pas confronté au problème. Ça ne fait plus sourire personne au QSL.

La sécurité des personnels du QSL n’est plus assurée depuis longtemps, celle des détenus encore moins. Le surveillant seul dans cette enceinte n’est ni Rambo, ni Mère Thérésa. Il n’est qu’un humain confronté à d’autres humains considérés à juste titre comme dangereux, mais lui à la différence du CPH il est tout seul.

L’UFAP Unsa Justice, première organisation syndicale du CPH Rennes/Vezin, vous demande de ramener l’effectif du QSL au niveau raisonnable de 26 détenus. Monsieur le Directeur, vous saurez trouver les bons arguments pour dire au JAP ainsi qu’aux acteurs de la réinsertion, combien il est nécessaire de ne pas dépasser ce chiffre.

La moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres, provoquer l’incendie, l’émeute, et tout le déferlement de haine qui s’en suivrait.

Vous êtes le garant de l’intégrité et de la sécurité de nos cinq collègues du QSL.

La sécurité des personnels exige des actions fortes!

La réinsertion si difficile des pensionnaires du QSL l’exige!

Ne sous estimez plus le danger, n’attendez pas demain, car demain il sera peut-être trop tard.

Pour le bureau local UFAP

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