mardi 17 septembre , 2019

UNION REGIONALE U.F.A.P de la D.I.S.P de DIJON

Dijon, le 28 janvier 2019  

  Insupportable !

            Suite au mouvement social de janvier 2018, l’UFAP a obtenu des avancées indemnitaires significatives, qualifiées alors par nos adversaires syndicaux de « miettes financières ».

         Mais le relevé de conclusions signé par notre seule organisation était principalement tourné vers des revendications sécuritaires étant donné que l’intégrité physique des Personnels ne se débat pas autour de l’indemnitaire.

         Les régimes de détention, l’autorité du Surveillant face aux détenus, le travail en équipe mobile, les quartiers pour détenus violents, et les équipements de protection individuelle, ont été le centre d’intérêts des Personnels Pénitentiaires mobilisés en janvier 2018, suite à plusieurs tentatives de meurtre perpétrées par des détenus à l’encontre des Personnels Pénitentiaires qui oeuvraient depuis des décennies au sein d’une Institution dirigée par des « bobos anarchistes » tombés sous le charme des délinquants.

         Depuis la signature de ce relevé de conclusions, et malgré les réticences de quelques directeurs interrégionaux, et chefs d’établissement, eux-mêmes fascinés par le chaos, un virage sécuritaire semble s’être amorcé au travers d’échanges et d’expérimentations sur le métier de Surveillant et la classification des détentions.

         Depuis ces derniers mois, les agressions commises par les détenus à l’encontre de nos Camarades et Collègues n’ont cessé, sans pour autant que les réseaux sociaux en soient innondés à l’instar de ces dernières semaines.

         Chacun aura compris la manipulation fallacieuse de quelques responsables syndicaux qui, afin de satisfaire leur soif de catégorie B, tentent de duper les Personnels Pénitentiaires avec l’argument que cette catégorie administrative mettrait fin à la violence des énergumènes que nous gardons.

         Ce matin encore, alors que trois de nos Camarades se faisaient cartonner à l’arme de guerre, voici que ces charognards remettaient le couvert avec cette revendication laissant ainsi entendre que le grand banditisme regarde désormais la catégorie administrative des Fonctionnaires sur lesquels ils vont tirer.

         Si ce n’est pas prendre les Personnels pour des « cons », alors c’est une bonne imitation !

         L’Union Régionale UFAP de DIJON, au delà de soutenir bien évidemment nos Camarades victimes durant cette extraction judiciaire, s’insurge face à l’attentisme du législateur sur la question de la visioconférence quasi automatique qui permettrait de limiter la sortie d’individus manifestement dangereux, sur les délais de prévenance concernant les audiences au tribunal, lorsque l’on sait que certains détenus sont prévenus, plusieurs semaines à l’avance, de leur sortie au Palais de Justice.

         Ces questions de fond, et fondées, démontrent le souci qu’a notre Organisation Syndicale de réellement limiter la casse dans nos rangs et non d’utiliser des faits dramatiques à des fins pathétiques.

         Enfin, il est aussi de notre devoir de rappeler, en toute objectivité, que la sortie des Personnels Pénitentiaires armés sur la voie publique expose évidemment plus encore nos Camarades et Collègues placés dorénavant par les bandits dans la même ligne de mire que nos Collègues policiers et gendarmes.

         Lorsque l’on revendique la parité police, on ne peut parallèlement pas ignorer les morts en service que ces derniers comptent dans leurs rangs.

                                               Pour l’Union Régionale UFAP de Dijon

                            Les Secrétaires Généraux

                   Thierry CORDELETTE – Laurent BOITRAND –

Bastien DELAGNEAU – Angui ANASSE

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