le mardi 27 janvier 2026
Une nouvelle situation totalement incompréhensible vient, une fois encore, illustrer une administration judiciaire et pénitentiaire qui fonctionne systématiquement en faveur des détenus, au mépris de la sécurité, du bon sens et du travail des personnels.
Rappel des faits : un détenu d’origine algérienne est écroué le 22 mai 2025, alors âgé de 19 ans, puis libéré dès le lendemain. Le 19 janvier 2026, le même individu est de nouveau incarcéré sous mandat de dépôt pour détention de produits stupéfiants et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, mais cette fois-ci présenté comme âgé de 16 ans. Il est désormais considéré comme MNA, sans explication claire ni cohérence administrative.
Conséquence directe et grave : ce détenu est placé au quartier mineur, en contact avec de véritables mineurs, alors que son âge réel avait déjà été établi auparavant. Dès son incarcération le 19/01/2026, ce détenu est placé au quartier disciplinaire pour destruction de cellule, tapage. ; La sanction disciplinaire prononcée est de 7 jours de quartier disciplinaire au motif qu’il serait mineur, alors que s’il avait été reconnu majeur, la sanction aurait été de 20 jours. Même individu, mêmes faits graves, mais une sanction divisée par 3.
Cette situation n’est malheureusement pas isolée et s’inscrit dans une dérive plus large que nous dénonçons depuis longtemps. Au quartier disciplinaire, une majorité de détenus simulent des tentatives de suicide ; dans le doute, les sanctions ne sont pas exécutées. Une logique bien connue : toujours céder.
L’UFAP UNSa Justice dénonce le message envoyé par notre ministère : la simulation et le mensonge paient, l’autorité recule et le personnel encaisse.
L’UFAP UNSa Justice demande que, pour ce type d’individu se disant mineur, des examens médicaux rapides (radiographie du poignet et examens dentaires) soient systématiquement réalisés et que dans l’attente des résultats l’individu soit affecté en détention majeure.
L’UFAP UNSa Justice demande également la saisine systématique du procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale pour les faits de destruction de cellule et de dégradations, afin que ces actes fassent l’objet de poursuites pénales, les auteurs ne réparant jamais financièrement les dégâts causés.
L’UFAP UNSa Justice exige enfin que les détenus exécutent leurs sanctions disciplinaires : la mise au quartier disciplinaire fait partie intégrante de la peine et n’est en aucun cas une option.
Pour le bureau local
Le secrétaire Pierre Grousset