jeudi 01 octobre , 2020

2019. Un mode dégradé… – Tract CAEN CP

Notre structure va connaitre en 2019 une année de grande détresse : ce ne sont pas moins de 8 Agents qui feront valoir leur droit à pension, tout comme l’ont déjà fait 2 collègues en cette année 2018.

         Comment faire fonctionner un établissement sans rencontrer de difficultés avec un tel effectif (-10),

surtout au regard des détenus aux profils M.A pour un grand nombre d’entre eux qui nous sont actuellement affectés.

Il suffit  de comparer la fréquence et le nombre des CDD par rapport aux années antérieures, de voir également les résultats des fouilles sectorielles, pour comprendre que les Personnels ne pourront pas assurer les tâches qui leurs seront demandées et rajoutées, d’autant que la gestion locale n’est plus du tout la même quoi qu’en pensent nos dirigeants.

Il nous reste simplement à espérer que l’arbitrage pour la prochaine CAP de mobilité des Surveillants et Surveillants Brigadiers soit bénéfique pour le CP et que les prévisions des départs soient bien prises en compte au niveau régional et national.

Que dire aussi de la souffrance des 1ers Surveillants ???

Sur un effectif de 14, ce ne sont pas moins de 6 Collègues qui en 2019 vont partir vivre une retraite bien méritée.

Le Centre Pénitentiaire de Caen ne pourra malheureusement pas faire fonctionner sa détention correctement.

Il sera impossible pour les 3 collègues restant au 348 d’effectuer le management comme il se doit !!! 

Ce n’est pas le seul poste ouvert en CAP des 1er Surveillants et Majors pour le CP, qui va régler ce problème ….

Pourquoi, alors même que l’Administration connaissait les dates de départs de ces Agents, l’arbitrage n’a-t-il pas joué en notre faveur ?

Ce sont pourtant plus de cinquante postes qui étaient demandés sur la Région Grand Ouest pour un résultat final d’une vingtaine seulement….

L’UFAP UNSA JUSTICE dénonce un mode de calcul qui ne laisse aucune marge de manœuvre au bon fonctionnement de notre établissement pourtant classé AICS et dans lequel il faut une “attention toute particulière” comme savent le rappeler certains intervenants des diverses directions du Ministère de la Justice que nous avons pu rencontrer dernièrement.

L’UFAP UNSA JUSTICE tient à rappeler à nos dirigeants qu’il sera impossible avec un tel sous-effectif dans le C.E.A de demander aux Professionnels du Centre Pénitentiaire de Caen de devenir des surhumains……tout à ses limites !!!

           L’UFAP UNSA JUSTICE, une présence quotidienne…

Caen le, 13 Novembre 2018

Le secrétaire local

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