Depuis des semaines, l’UFAP UNSa Justice ne cesse d’alerter la direction sur la dégradation des conditions
de travail et la nécessité de réformer certaines organisations de travail.
En effet, dès le 12 janvier, l’UFAP UNSa Justice d’Amiens présentait une plateforme revendicative,
comprenant pas moins de 15 points à étudier afin de corriger et améliorer les conditions de travail devenues
exécrables au regard du contexte de surpopulation pénale et des carences en effectifs que nous connaissons.
Aujourd’hui le bureau local UFAP d’Amiens se « réjouit » de constater que le syndicat fo reprenne nos
revendications dans un courrier adressé à la direction, quand bien même celui-ci les dénonçait et les critiquait
ouvertement en les qualifiant d’irréalistes, excessives et inapplicables. Si ce revirement de positionnement
douteux n’aura échappé à personne, l’UFAP UNSa Justice n’est pas surprise…
QUOI QU’IL EN SOIT, LA DIRECTION DOIT PRENDRE ACTE DU RAS LE BOL ET DE
L’ÉPUISEMENT DES PERSONNELS EN ENGAGEANT LES MESURES QUI S’IMPOSENT !
Le bureau UFAP UNSa Justice réaffirme l’urgence et le besoin d’agir rapidement pour modifier certaines
organisations de travail dans le seul objectif de soulager les personnels confrontés à un contexte de pénibilité
exceptionnel et inédit sur l’établissement.
FACE À L’INPUISSANCE DE L’ADMINISTRATION, ET L’INDIFFERENCE DE L’INSTITUTION
JUDICIAIRE, NOUS DEVONS NOUS ADAPTER POUR NOUS PROTÉGER DE L’INSÉCURITÉ ET
NOUS PRÉMUNIRE DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX.
Les revendications portées par l’UFAP UNSa Justice sont légitimes et parfaitement réalisables dans un temps
relativement court, à savoir :
® Une réorganisation des mouvements
® L’instauration de la promenade unique
® Une diminution drastique des tours de douches dans le respect de la réglementation.
® Une réflexion visant à alléger les contraintes en service de nuit (rondes, pointages PCI et PEP, réfection
des chambres de nuit…)
® L’arrêt systématique des demandes d’explications suite à un pointage manqué, celles-ci devant rester
à l’appréciation du gradé de nuit.
® Le maintien du quartier semi-liberté fermé tant que l’effectif nécessaire ne soit abondé.
Il va de soi que ces revendications sont loin d’être exhaustives et doivent s’accompagner de mesures visant à
baisser le taux de surpopulation pénale ainsi qu’une révision juste et cohérente de l’organigramme de
référence de l’établissement.
Eu égard à la situation très critique de l’établissement, qui s’aggrave de jours en jours, l’UFAP UNSa Justice
rappelle la nécessité d’agir vite, et demande la tenue d’un CSA exceptionnel dans les plus brefs délais.
Le bureau UFAP UNSa Justice d’AMIENS
