Pantin, le 02 mars 2026
À l’heure où le garde des Sceaux prône la fermeté, la réalité de détentions explosives est un affront quotidien aux personnels qui, tant bien que mal, tentent d’y maintenir l’ordre et la discipline. La réponse disciplinaire, outil indispensable pour garantir un équilibre carcéral fragile, s’efface trop souvent face au renoncement tantôt de certaines directions locales craignant la moindre petite secousse et tantôt par des décisions médicales imposées ne tenant pas compte de l’importance de la sanction disciplinaire. L’autorité des personnels s’en trouve dès lors sacrifiée simplement pour acheter la paix sociale mais à quel prix ?
Nos détentions sont des poudrières prêtes à exploser, les agressions sur personnels sont quotidiennes et de plus en plus violentes. Pourtant, trop de sanctions disciplinaires restent inexécutées, transformant le passage en commission de discipline en une simple formalité administrative, quand le dossier n’est pas tout bonnement classé sans suite…
Aujourd’hui, l’autorité recule face à la manipulation institutionnalisée des détenusqui ont compris que simuler une pendaison ou mettre le feu suffit pour faire plier le médical qui imposera alors une suspension de la peine de Quartier Disciplinaire en raison d’une potentielle « incompatibilité » …
Pour le Personnel Pénitentiaire, voir son agresseur revenir en détention ordinaire narguer les agents, le sourire aux lèvres, est une insulte inacceptable et une remise en cause de l’autorité générant un sentiment d’abandon.
Cette « gestion du chantage » met en péril l’autorité et la sécurité des Personnels et plus largement des établissements !
L’UFAP UNSa Justice en appelle à la clairvoyance de l’administration : Il ne faut plus laisser ce glissement s’opérer, les Personnels ont besoin d’un signal fort, de soutien et d’accompagnement dans leur quotidien, pour cela nous exigeons :
- La réécriture de l’article R.234-31 du code pénitentiaire, afin de redonner la décision finale de maintien au QD à l’Administration Pénitentiaire et non plus aux médecins !
- La fin du contournement disciplinaire : des consignes claires de la DGAP pour que les manœuvres des détenus (feux, tentatives de suicide simulées) n’entraînent plus l’annulation des sanctions.
- Le soutien inconditionnel de l’administration envers ses personnels face aux fauteurs de troubles.
L’AUTORITÉ AUX PÉNITENTIAIRES, PAS À LA VOYOUCRATIE !
Le Secrétaire Général, Alexandre CABY