Le bureau UFAP UNSa Justice du SPIP 40 apporte son plein soutien aux deux conseillers
pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) du SPIP de Seine-Saint-Denis et du Val
d’Oise placés en garde à vue les 23 décembre 2025 et 18 février 2026.
Cet événement soulève une fois de plus des questions profondes qui dépassent largement la
situation individuelle. Il interroge directement la place et la reconnaissance accordées aux
professionnels du SPIP.
Les CPIP interviennent à l’articulation de plusieurs responsabilités majeures :
l’accompagnement, la prévention de la récidive, l’exécution des décisions de justice et la
participation à la sécurité publique. Ces missions s’exercent dans un cadre institutionnel
exigeant, avec des charges de travail de plus en plus importantes, des contraintes croissantes
et des marges de manoeuvre souvent limitées, tout cela avec des effectifs réduits.
Aussi, lorsque l’action professionnelle d’un agent est mise en cause, une question essentielle
se pose :
Quelles garanties institutionnelles protègent réellement les personnes dans l’exercice de
leurs missions ?
Le bureau UFAP UNSa Justice refuse que le travail quotidien d’un CPIP soit remis en cause
sans qu’une réflexion soit élargie aux conditions d’exercice.
La solidarité entre collègues est essentielle pour se faire entendre et le bureau UFAP UNSa
Justice SPIP 40 s’inscrit pleinement dans cette solidarité, dans la défense du respect de
notre métier et dans la reconnaissance de nos missions.
Face à la situation, le bureau UFAP UNSa Justice réaffirme son soutien aux
professionnels du SPIP et revendique un cadre d’exercice sécurisé et empreint
de respect.
L’UFAP UNSa Justice
SPIP 40