Le 15 Avril 2026
A la maison d’arrêt de Nevers, le navire s’enfonce un peu plus chaque jour : 17 arrivants en 14 jours…. Un effectif de 176 détenues avec 21 matelas au sol impactant tous les services de notre établissement. Un niveau jamais atteint sur notre structure et une ligne de flottaison dangereusement basse.
Au-delà des chiffres, c’est la capacité même de l’établissement à absorber cette vague qui inquiète :
- Plus de repas, mais pas plus de lieux de stockage.
- Plus de soins, mais toujours autant de soignants.
- Plus de mouvements, mais pas plus de temps pour les réaliser en sécurité.
- Plus de cas psy, avec les risques que chacun connaît.
- Mais aussi seulement 2 cellules disciplinaire pour plus de commissions de disciplines.
Cette déferlante complique tout : le travail du surveillant acteur, la lutte contre les violences, la prévention du suicide.
LE CHATEAU DE CARTE MENACE DE S’ECROULER ENTRAINANT LES AGENTS DANS UNE SPIRALE DONT IL SERA DIFFICILE DE SORTIR.
Comme si cela ne suffisait pas, un arrivant sur deux vient désormais d’une autre juridiction, obligeant nos équipages ELSP à rouler toujours plus et affaiblissant la capacité d’intervention de l’établissement.
Pour compléter le tableau, le QD est paralysé par 2 détenus particulièrement dangereux : l’un a tenté d’agresser un officier avec une arme artisanale et l’autre multiplie les menaces graves envers les personnels tout corps et grades confondus. Toutes les cases sont cochées pour un transfert dans les plus brefs délais mais…..
Dans ces circonstances, le bureau local l’UFAF-UNSA-Justice de Nevers exige le transfert rapide des 2 détenus du quartier disciplinaire ainsi qu’une aide urgente de la Direction Interrégionale de Dijon pour réduire les arrivants hors nécessité absolue.
Malgré tout, les agents tiennent la ligne, solidaires, professionnels, présents. Le bureau local UFAF-UNSA-Justice de Nevers les remercie pour leur engagement, même face aux vents contraires.
La maison d’arrêt de Nevers a toujours su aider les établissements de la DI de Dijon (panne de chauffage, travaux, stop écrou, désencombrement…). Il serait temps que l’on nous renvoie des gilets de sauvetages, avant que le bateau ne prenne réellement l’eau.
ENSEMBLE ON TIENT LA DIGUE, A L’ADMINISTARTION MAINTENANT DE COLMATER LES BRECHES.
Pour le bureau local
Le secrétaire local
Julien Voisin