L’UFAP UNSa Justice de Saint Étienne dénonçait il y a une semaine une agression d’une rare violence sur un brigadier d’encadrement, mordu au flanc.
Malheureusement, hier, les faits se sont à nouveau reproduits… au QSL !
Un détenu placé en semi-liberté a réintégré le QSL à 12h40 dans un état d’ébriété manifeste.
Accompagné de l’officier, l’agent procède à un contrôle à l’éthylotest.
Face aux injonctions, le détenu adopte une attitude provocatrice, feint de souffler, puis finit par bousculer violemment le personnel. Lors de l’intervention, l’individu est passé à un niveau de violence inacceptable :
Il a mordu à plusieurs reprises notre collègue, les photos parlent d’elles-mêmes !!
Notre collègue a bien cru perdre son pouce, il s’en est fallu de peu : ongle perforé, plaie profonde à l’intérieur du pouce… L’intention d’arracher un doigt ne fait, malheureusement, aucun doute.
L’UFAP UNSa Justice de Saint Étienne apporte tout son soutien au collègue blessé et sera à ses côtés dans toutes les démarches et procédures qu’il souhaitera engager.
Mais au-delà de l’émotion, la colère est immense.
Depuis des mois, l’UFAP UNSa Justice de Saint-Étienne alerte sur les profils inadaptés orientés vers le QSL. Certains détenus présents en semi-liberté ne travaillent pas, ne recherchent pas d’emploi et détournent totalement le dispositif de son objectif.
La réalité est simple et inacceptable :
La seule chose qu’ils semblent trouver à l’extérieur, ce sont des canettes de 8.6, pour revenir ensuite complètement arrachés au sein de l’établissement, mettant en danger les personnels.
Ce n’est pas ça, la semi-liberté. Ce n’est pas ça, la réinsertion.
Nous demandons aux autorités compétentes de prendre leurs responsabilités et de sensibiliser immédiatement les J.A.P. sur les placements en semi-liberté, afin de mettre fin à ces dérives.
Si rien n’est fait rapidement, l’UFAP UNSa Justice de Saint Étienne saura se faire entendre.
Et cette fois, il ne sera plus question de simples alertes.
Pour l’UFAP Unsa Justice Saint-Étienne
Thierry Machard